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Exemple de CV graphiste

C'est le seul métier où le CV n'est pas le document principal : le portfolio décide. Le CV sert à situer — quels supports vous produisez, dans quel contexte, avec quels outils, et à quel rythme. Un CV de graphiste sans lien vers un travail visible n'a aucune chance.

Aussi appelé : Designer graphique, Directeur artistique, Infographiste, Motion designer, Designer UI.

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Les repères du métier

Salaire en début de carrière
2 000 € brut / mois
Après quelques années
3 000 € brut / mois
Formation d'accès
BTS design graphique, DNMADE, école d'art — et des autodidactes reconnus
État du marché
Peu de postes ouverts : la candidature spontanée compte

Source : Fourchettes observées sur les offres françaises en agence et chez l'annonceur, brut mensuel hors variable. Relevé en 2026-08.

Le même CV en version texte

À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.

Version texte, prête à coller

Nina Delaunay
Graphiste — identité visuelle, print et interface
Lyon, France | nina.delaunay@email.fr | 07 22 68 45 19

PROFILE
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Graphiste avec 6 ans d'expérience, en agence puis chez l'annonceur. Identité visuelle, print et design d'interface, sur des projets de 5 à 60 k€. Figma et suite Adobe, avec une pratique du système de composants plutôt que de la maquette isolée. Portfolio en ligne.

WORK EXPERIENCE
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Graphiste — Groupe Hélianthe — studio interne, 5 personnes — Lyon (Jan 2022 – present)
- Refondu le système de composants de l'application, adopté par 4 équipes produit
- Décliné la charte du groupe sur l'ensemble des supports print et web
- Réalisé les animations courtes des campagnes réseaux sociaux
- Formé deux alternants aux règles typographiques et à la préparation de fichiers

Designer graphique — Agence Pointe Sèche — Villeurbanne (Feb 2020 – Dec 2021)
- Conçu l'identité visuelle complète de 8 clients : logo, charte, déclinaisons
- Produit une quinzaine de livrables par semaine sur des supports variés
- Préparé les fichiers d'impression et suivi les bons à tirer avec l'imprimeur

EDUCATION
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DNMADE mention graphisme — École de Condé — Lyon (Sep 2017 – Jun 2020)

SKILLS
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Identité visuelle et charte graphique, Mise en page print et fichiers d'impression, Design d'interface et systèmes de composants, Figma, Illustrator, InDesign, Photoshop, Motion design (After Effects)

LANGUAGES
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Français (Native), Anglais (Fluent)

Des accroches à adapter

Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.

  • Graphiste, 6 ans en agence puis chez l'annonceur. Identité visuelle, print et design d'interface, sur des projets de 5 à 60 k€. Figma, suite Adobe, et une pratique du système de composants plutôt que de la maquette isolée.
  • Designer graphique junior, 2 ans en agence après un DNMADE. Déclinaison de chartes, supports print et réseaux sociaux, à raison d'une quinzaine de livrables par semaine. Portfolio en ligne, je cherche une équipe où l'on prend le temps du brief.
  • Graphiste indépendante depuis 4 ans, une douzaine de clients réguliers en identité visuelle et édition. Je cherche un poste salarié dans une structure qui a une vraie exigence graphique et un rythme tenable.

Des missions déjà chiffrées

Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.

  • Décliné une charte sur 30 supports print et numériques
  • Créé les gabarits réutilisables d'une collection éditoriale
  • Préparé les fichiers d'impression et validé les bons à tirer
  • Conçu les visuels des campagnes réseaux sociaux, formats multiples
  • Retouché et détouré les visuels produits pour le catalogue
  • Construit une bibliothèque de composants partagée dans Figma
  • Réalisé les pictogrammes et illustrations sur mesure d'un site
  • Vérifié les contrastes et la lisibilité selon les critères d'accessibilité
  • Présenté et défendu les propositions devant le client
  • Tenu les délais sur une quinzaine de livrables hebdomadaires
  • Rédigé les recommandations d'usage de la charte pour les équipes internes
  • Conçu l'identité visuelle complète de 8 clients : logo, charte, déclinaisons print et web
  • Produit une quinzaine de livrables par semaine en agence, sur des supports variés
  • Refondu le système de composants de l'application, adopté par 4 équipes produit
  • Préparé les fichiers d'impression et suivi le bon à tirer avec l'imprimeur
  • Réalisé les animations courtes des campagnes réseaux sociaux
  • Formé deux alternants aux règles typographiques et à la préparation de fichiers

Les compétences à faire figurer

Compétences métier

  • Identité visuelle et déclinaison de charte
  • Mise en page print et préparation fichiers pour impression
  • Design d'interface et systèmes de composants
  • Retouche et photomontage
  • Illustration et pictogrammes
  • Motion design et animation courte
  • Accessibilité des contrastes et typographie

Savoir-être

  • Acceptation de la critique sans perdre l'intention
  • Traduction d'un brief flou en propositions
  • Respect d'une charte qu'on n'a pas choisie
  • Tenue des délais en série

Logiciels et outils

  • Figma
  • Illustrator
  • Photoshop
  • InDesign
  • After Effects
  • Canva

Les mots que cherchent les logiciels de tri

Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.

  • graphiste
  • designer graphique
  • identité visuelle
  • charte graphique
  • Figma
  • Adobe Illustrator
  • InDesign
  • print
  • UI
  • motion design
  • direction artistique

Rédiger votre CV graphiste : la méthode, étape par étape

  1. L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier

    Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail, et **le lien vers votre portfolio**. C'est l'information la plus importante du document : mettez-la en évidence, pas en bas de page.

    Sous le nom, votre spécialité : « Graphiste — identité visuelle et print » ou « Designer produit — interfaces ». Le mot « graphiste » seul recouvre des pratiques trop éloignées pour situer quelqu'un.

  2. L'accroche : trois lignes qui situent votre profil

    Trois lignes : votre spécialité, votre ancienneté, vos contextes de travail, vos outils principaux. « Graphiste, 6 ans en agence puis chez l'annonceur, identité visuelle, print et interface, Figma et suite Adobe » suffit à décider si l'on ouvre le portfolio.

  3. Les expériences : des résultats, pas des tâches

    Par poste : la structure, sa nature (agence, annonceur, studio, indépendant), la taille de l'équipe, la période. Puis deux ou trois puces sur ce que vous avez produit.

    Donnez l'échelle : nombre de clients, volume de livrables, budget des projets, nombre d'équipes utilisant votre système de composants. Ce sont les seuls chiffres dont dispose un recruteur pour comparer deux portfolios de qualité équivalente.

    Précisez votre part réelle dans les projets collectifs : direction artistique, exécution, déclinaison. C'est une question qui viendra en entretien, autant y répondre d'avance.

  4. Les compétences : celles que le logiciel cherche

    Deux blocs : les domaines (identité, print, interface, illustration, motion) et les outils, avec leur usage réel. Mentionnez la préparation de fichiers pour l'impression si vous la maîtrisez : c'est technique, cela s'apprend mal, et beaucoup de juniors ne l'ont jamais faite.

    Ajoutez ce qui touche à l'accessibilité — contrastes, tailles, hiérarchie — qui devient un critère chez les annonceurs et les acteurs publics.

  5. La formation et les certifications

    BTS, DNMADE, école d'art, licence professionnelle : diplôme, établissement, année. En début de carrière, l'école pèse ; passé trois ans, le portfolio l'emporte largement.

    Si vous êtes autodidacte, ne vous en excusez pas : mettez une ligne de formation et laissez le travail parler. Le métier compte beaucoup d'autodidactes reconnus, et un recruteur graphique regarde d'abord ce que vous produisez.

  6. La mise en page : ce qui passe les filtres

    Une colonne, technologies regroupées par famille, deux pages tolérées au-delà de cinq ans d'expérience. Bannissez les jauges de compétences en étoiles : elles ne veulent rien dire pour un recruteur technique et disparaissent à l'extraction. Un lien vers votre dépôt ou votre portfolio vaut mieux qu'un paragraphe d'auto-évaluation.

  7. La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien

    Vérifiez l'orthographe exacte des technologies (PostgreSQL, Kubernetes, TypeScript) : un recruteur technique le remarque immédiatement. Assurez-vous que les liens fonctionnent et sont publics. Et retirez les technologies que vous ne sauriez pas défendre trente secondes en entretien.

Les erreurs qui coûtent un entretien

Ne pas donner de lien vers son travail

C'est éliminatoire, et cela arrive plus souvent qu'on ne l'imagine. Sans portfolio accessible en un clic, le CV d'un graphiste ne prouve rien. Vérifiez que le lien fonctionne, qu'il est public et qu'il ne demande pas de mot de passe.

Un CV surchargé qui se veut une démonstration

La tentation est forte et le résultat contre-productif : un CV illisible prouve exactement l'inverse de ce que vous voulez montrer. La meilleure démonstration est un CV sobre, parfaitement composé, avec une typographie irréprochable. Le portfolio est là pour le reste.

Lister des logiciels sans les contextes

Tout le monde écrit Photoshop et Illustrator. Ce qui distingue, c'est l'usage : préparation de fichiers pour un imprimeur, système de composants dans Figma, gestion d'une bibliothèque partagée, animation dans After Effects. Nommez la pratique, pas l'icône.

Taire le contexte de production

Agence, annonceur, indépendant, studio interne : le rythme, le niveau d'autonomie et la relation client n'ont rien de commun. Quinze livrables par semaine en agence et trois projets par trimestre chez l'annonceur ne préparent pas au même poste.

Questions fréquentes

Le portfolio remplace-t-il le CV ?
Non, les deux sont complémentaires. Le portfolio montre ce que vous savez faire, le CV dit dans quel contexte vous l'avez fait — équipe, budget, délai, autonomie, client. Un recruteur regarde souvent le portfolio d'abord et le CV ensuite, pour vérifier que le travail montré correspond à une pratique professionnelle et non à des exercices d'école.
Faut-il un CV créatif quand on est graphiste ?
Soigné oui, créatif au sens démonstratif non. Une mise en page maîtrisée, une typographie juste et une hiérarchie claire prouvent votre métier bien mieux qu'un CV en forme d'infographie. Et si le recrutement passe par un logiciel de tri, comme chez les grands annonceurs, un CV trop graphique ne sera tout simplement pas lu.
Comment présenter des projets soumis à confidentialité ?
En décrivant le contexte sans nommer le client : « refonte de l'identité d'une enseigne de distribution régionale, 40 points de vente ». Vous donnez l'échelle et la nature sans rompre l'accord. Pour le portfolio, prévoyez une version protégée par mot de passe que vous transmettez sur demande.
Le métier se porte-t-il bien ?
Le marché est plus tendu que dans le reste du numérique : les postes juniors sont disputés, et les outils de génération d'images ont absorbé une partie de la production la moins qualifiée. Ce qui reste demandé et rare : la direction artistique, les systèmes de design, l'identité de marque — tout ce qui suppose une cohérence tenue dans la durée plutôt qu'une image isolée.
Comment valoriser une activité en indépendant ?
Comme une expérience complète : nombre de clients réguliers, types de projets, budgets, gestion de la relation et des délais. C'est une double compétence — graphique et commerciale — que les agences apprécient, parce qu'un designer capable de tenir un brief client seul est immédiatement opérationnel.

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