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Exemple de CV développeur mobile

Le développement mobile a un avantage que peu de métiers techniques offrent : votre travail est public et vérifiable. Une application en ligne, son nombre d'utilisateurs, sa note et ses mises à jour disent en trente secondes ce qu'un CV met une page à suggérer. Le recruteur cherche donc trois choses — les plateformes que vous maîtrisez, ce que vous avez réellement publié, et ce que vous savez du cycle de vie d'une application après sa sortie.

Aussi appelé : Développeur iOS, Développeur Android, Développeur React Native, Ingénieur applications mobiles.

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Les repères du métier

Salaire en début de carrière
2 800 € brut / mois
Après quelques années
3 800 € brut / mois
Formation d'accès
École d'ingénieur, master informatique, licence professionnelle ou formation intensive ; le portfolio pèse autant que le diplôme
État du marché
Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter

Source : Fourchettes observées sur les offres françaises en entreprise produit, en ESN et en studio, brut mensuel hors variable et hors participation. Relevé en 2026-08.

Le même CV en version texte

À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.

Version texte, prête à coller

Nathan Alberti
Développeur mobile — iOS Swift et Android Kotlin
Nantes, France | nathan.alberti@email.fr | 06 41 78 25 93

PROFILE
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Développeur mobile depuis 5 ans, natif iOS en Swift et Android en Kotlin. Quatre applications publiées, dont une utilisée par 120 000 personnes par mois. Taux de plantage maintenu sous 0,3 % et temps de démarrage divisé par deux lors de la refonte d'architecture. Hybride, deux jours sur site.

WORK EXPERIENCE
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Développeur mobile — Éditeur de solutions de mobilité — application grand public — Nantes (Jan 2022 – present)
- Maintenu et fait évoluer une application utilisée par 120 000 personnes par mois
- Ramené le taux de plantage sous 0,3 % après une campagne de fiabilisation
- Divisé par deux le temps de démarrage lors d'une refonte d'architecture
- Traité un incident en production avec correctif publié en moins de 48 heures

Développeur Android — Éditeur de logiciels métier — application de terrain — Saint-Herblain (Sep 2020 – Dec 2021)
- Conçu le mode hors ligne avec synchronisation différée pour 4 000 techniciens
- Réduit la consommation de batterie et assuré la compatibilité sur un parc hétérogène
- Mis en place les tests unitaires et l'intégration continue de l'application

Développeur mobile en alternance — Studio de développement mobile — Nantes (Sep 2018 – Aug 2020)
- Participé à la livraison de trois applications React Native pour des clients
- Gestion des publications et des revues sur les deux magasins

EDUCATION
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Master Informatique — développement logiciel — Université de Nantes — Nantes (Sep 2018 – Jun 2020)
Licence Informatique — Université de Nantes — Nantes (Sep 2015 – Jun 2018)

SKILLS
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Swift et développement natif iOS (5 ans), Kotlin et développement natif Android (5 ans), React Native (2 ans), Architecture, tests unitaires et tests d'interface, Publication, versions et suivi des plantages, Git, intégration continue et déploiement

LANGUAGES
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Français (Native), Anglais (Fluent)

Des accroches à adapter

Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.

  • Développeur mobile depuis 5 ans, natif iOS en Swift et Android en Kotlin. Quatre applications publiées, dont une utilisée par 120 000 personnes par mois. Taux de plantage maintenu sous 0,3 % et temps de démarrage divisé par deux sur la refonte principale.
  • Développeuse React Native, 4 ans en studio et en entreprise produit. Six applications livrées sur les deux plateformes, avec un socle partagé et des modules natifs quand il le fallait. À l'aise avec le cycle complet, du design à la publication.
  • Développeur Android depuis 6 ans, dont 3 sur une application de terrain utilisée hors connexion par 4 000 techniciens. Synchronisation différée, gestion de la batterie et compatibilité sur un parc d'appareils très hétérogène.

Des missions déjà chiffrées

Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.

  • Publié quatre applications sur l'App Store et le Play Store
  • Développé en natif iOS avec Swift et en natif Android avec Kotlin
  • Maintenu une application utilisée par 120 000 personnes par mois
  • Ramené le taux de plantage sous 0,3 % après une campagne de fiabilisation
  • Divisé par deux le temps de démarrage lors d'une refonte d'architecture
  • Conçu le mode hors ligne avec synchronisation différée des données
  • Intégré les API du back-end et géré les cas d'erreur réseau
  • Écrit les tests unitaires et les tests d'interface des parcours critiques
  • Mis en place l'intégration continue et le déploiement des versions de test
  • Géré les publications, les revues des magasins et les mises à jour
  • Assuré la compatibilité sur un parc d'appareils très hétérogène
  • Travaillé avec le design sur les maquettes et les états d'interface
  • Analysé les remontées de plantages et priorisé les corrections
  • Réduit la consommation de batterie de l'application de terrain
  • Participé aux revues de code et accompagné deux développeurs juniors
  • Migré une application d'une architecture ancienne vers une architecture testable
  • Suivi les métriques d'usage et proposé des évolutions à partir des données
  • Traité un incident en production avec correctif publié en moins de 48 heures
  • Adapté l'application aux nouvelles exigences de confidentialité des plateformes
  • Documenté l'architecture et le processus de publication pour l'équipe

Les compétences à faire figurer

Compétences métier

  • Développement natif iOS en Swift
  • Développement natif Android en Kotlin
  • Développement multiplateforme : React Native, Flutter
  • Intégration d'API et gestion du mode hors ligne
  • Architecture d'application et séparation des responsabilités
  • Tests unitaires et tests d'interface
  • Publication sur les magasins d'applications et gestion des versions
  • Optimisation des performances et de la consommation

Savoir-être

  • Attention au détail d'interface, que l'utilisateur voit tout de suite
  • Rigueur sur la compatibilité entre versions et appareils
  • Dialogue avec le design et le produit
  • Réactivité face à un incident en production sur des milliers d'appareils
  • Capacité à expliquer une contrainte technique à un non-technicien

Logiciels et outils

  • Xcode, Android Studio
  • Swift, Kotlin, TypeScript
  • Git, intégration continue et déploiement
  • Firebase, outils de suivi de plantages et d'analytique
  • Figma pour la lecture des maquettes

Les mots que cherchent les logiciels de tri

Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.

  • développeur mobile
  • iOS
  • Android
  • Swift
  • Kotlin
  • React Native
  • Flutter
  • App Store
  • Play Store
  • API
  • tests
  • performance

Rédiger votre CV développeur mobile : la méthode, étape par étape

  1. L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier

    Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail, dépôt de code et lien vers vos applications publiées. Sous le nom, l'intitulé et les plateformes : « Développeur mobile — iOS Swift et Android Kotlin ». Les plateformes sont le premier filtre.

    Indiquez votre position sur le télétravail : c'est un critère de choix des deux côtés et le préciser évite des échanges inutiles.

  2. L'accroche : trois lignes qui situent votre profil

    Trois lignes : ancienneté et plateformes, ce que vous avez publié avec son échelle, un indicateur de qualité. Le nombre d'utilisateurs et le taux de plantage sont les deux chiffres qui parlent le plus.

    Si vous venez du web, dites-le et nommez ce que vous avez publié en mobile. La transition est crédible dès lors qu'elle a produit quelque chose.

  3. Les expériences : des résultats, pas des tâches

    Par poste : l'entreprise, son secteur, le type d'application, son échelle d'usage, la taille de l'équipe, la période. Puis deux ou trois puces qui vont du problème au résultat.

    Les chiffres du métier : utilisateurs actifs, taux de plantage, temps de démarrage, taille de l'application, note du magasin, fréquence des versions. Ajoutez les travaux de fond — migration d'architecture, mise en place des tests, fiabilisation — qui sont ce qu'on confie à un développeur expérimenté.

    Mentionnez les incidents en production que vous avez traités. Corriger et publier en moins de deux jours sur des milliers d'appareils est une compétence, et elle rassure.

  4. Les compétences : celles que le logiciel cherche

    Deux niveaux, puis par famille. Ce que vous pratiquez au quotidien avec les années, ce que vous avez croisé. Puis : langages et plateformes, architecture et tests, outils de publication et de suivi, intégration continue.

    Ajoutez ce qui n'est pas du code : lecture de maquettes, dialogue avec le produit, gestion des revues de publication. Le mobile est un métier d'interface entre technique, design et contraintes de plateforme, et cela se revendique.

  5. La formation et les certifications

    Le diplôme, l'établissement, l'année, en deux lignes. Passé quelques années, il compte moins que ce que vous avez publié.

    Ajoutez les apprentissages récents et vérifiables : une technologie mise en production, une refonte menée, une conférence où vous avez présenté quelque chose. Dans un domaine où les plateformes changent chaque année, la question implicite est ce que vous avez appris ces douze derniers mois.

  6. La mise en page : ce qui passe les filtres

    Une colonne, technologies regroupées par famille, deux pages tolérées au-delà de cinq ans d'expérience. Bannissez les jauges de compétences en étoiles : elles ne veulent rien dire pour un recruteur technique et disparaissent à l'extraction. Un lien vers votre dépôt ou votre portfolio vaut mieux qu'un paragraphe d'auto-évaluation.

  7. La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien

    Vérifiez l'orthographe exacte des technologies (PostgreSQL, Kubernetes, TypeScript) : un recruteur technique le remarque immédiatement. Assurez-vous que les liens fonctionnent et sont publics. Et retirez les technologies que vous ne sauriez pas défendre trente secondes en entretien.

Les erreurs qui coûtent un entretien

Ne pas citer les applications publiées

C'est l'avantage du métier : votre travail est public. Nommez les applications, donnez leur volume d'utilisateurs et leur note quand ils sont bons. Si un accord de confidentialité l'interdit, décrivez le domaine, l'échelle et votre part. Un CV mobile sans aucune réalisation vérifiable perd son meilleur argument.

Rester flou sur natif ou multiplateforme

Swift, Kotlin, React Native, Flutter : ce sont des choix techniques qui structurent une équipe entière. Une entreprise recrute pour son socle existant. Dites précisément ce que vous maîtrisez et sur quelle plateforme, avec le nombre d'années sur chacune.

S'arrêter au développement

Publier n'est que le début. Suivi des plantages, compatibilité, mises à jour des plateformes, exigences de confidentialité, gestion des versions anciennes : c'est le cycle de vie qui fait le métier. Un développeur qui ne parle que de fonctionnalités décrit la moitié du poste.

Négliger les chiffres de qualité

Taux de plantage, temps de démarrage, taille de l'application, note du magasin, taux d'adoption d'une version : ce sont les indicateurs du mobile, et ils sont mesurés en permanence. Les donner prouve que vous vous en préoccupez, ce qui n'est pas si fréquent.

Questions fréquentes

Natif ou multiplateforme : que choisir ?
Cela dépend de l'entreprise, pas d'une vérité générale. Le natif reste privilégié quand la performance, les capacités matérielles ou l'expérience comptent le plus. Le multiplateforme domine quand il faut deux applications rapidement avec une équipe réduite. Maîtriser l'un et comprendre l'autre est la position la plus confortable sur le marché.
Faut-il un portfolio ?
C'est le métier où il compte le plus, parce que le résultat s'installe et s'utilise. Deux ou trois applications publiées, même modestes, valent plus qu'une liste de technologies. Si tout votre travail est sous confidentialité, une application personnelle publiée, même simple, change la nature de la conversation en entretien.
Comment gérer les contraintes des magasins d'applications ?
En les connaissant, et cela se dit. Revues de publication, règles de confidentialité, obligations de mise à jour, gestion des versions minimales supportées : ces contraintes structurent le travail et surprennent ceux qui viennent du web. Un développeur qui a déjà géré un refus de publication ou une mise en conformité a une expérience concrète et recherchée.
Le développement mobile recrute-t-il encore ?
Oui, mais différemment. Les grandes vagues de création d'applications sont passées ; ce qui domine aujourd'hui est la maintenance, l'évolution et la fiabilisation d'applications existantes, souvent dans des entreprises dont le mobile n'est pas le cœur de métier. Cela valorise les profils capables de reprendre du code ancien et de le remettre d'aplomb.
Comment venir du web ?
React Native est la passerelle la plus naturelle pour un développeur JavaScript, à condition d'accepter d'apprendre les spécificités mobiles : cycle de vie, permissions, hors ligne, publication. Le natif demande davantage. Dans les deux cas, publier une application personnelle est le moyen le plus rapide de rendre la transition crédible.

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