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Exemple de CV administrateur systèmes et réseaux

L'administrateur systèmes est jugé sur ce qui ne tombe pas. C'est un métier où la réussite est invisible et l'échec spectaculaire, ce qui rend le CV difficile à écrire. La solution tient en trois éléments : la taille de l'infrastructure dont vous répondez, les technologies que vous administrez réellement, et un indicateur de disponibilité ou un incident majeur traité. Le troisième est celui qui manque à presque tous les CV du domaine.

Aussi appelé : Administrateur système, Ingénieur systèmes et réseaux, Administrateur infrastructure, Technicien systèmes confirmé.

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Les repères du métier

Salaire en début de carrière
2 600 € brut / mois
Après quelques années
3 600 € brut / mois
Formation d'accès
BTS SIO ou licence professionnelle systèmes et réseaux, école d'ingénieur, ou progression depuis le support avec certifications
État du marché
Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter

Source : Fourchettes observées sur les offres françaises en infogérance, en entreprise et en ESN, brut mensuel hors astreintes et hors variable. Relevé en 2026-08.

Le même CV en version texte

À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.

Version texte, prête à coller

Kevin Ferrand
Administrateur systèmes et réseaux — 40 serveurs, 900 utilisateurs
Grenoble, France | kevin.ferrand@email.fr | 06 35 71 42 08

PROFILE
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Administrateur systèmes et réseaux depuis 6 ans sur une infrastructure de 40 serveurs et 900 utilisateurs. Windows Server, VMware, sauvegarde Veeam et environnement Microsoft 365. Disponibilité tenue à 99,8 % sur deux ans et incident majeur rétabli en moins de quatre heures. Astreinte une semaine sur trois. Certifié Azure.

WORK EXPERIENCE
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Administrateur systèmes et réseaux — Groupe industriel Alpes Composants — 900 utilisateurs, 3 sites — Grenoble (Jan 2021 – present)
- Administré une infrastructure de 40 serveurs et maintenu 99,8 % de disponibilité
- Migré la messagerie de l'entreprise vers Microsoft 365 sans interruption
- Traité un incident majeur avec remise en service en moins de quatre heures
- Rédigé et tenu à jour la documentation de l'infrastructure, inexistante à mon arrivée

Administrateur infrastructure — Isère Infogérance — 15 clients PME — Échirolles (Mar 2019 – Dec 2020)
- Administré Windows et Linux sur quinze infrastructures clientes
- Repris une infrastructure client non documentée et l'a remise d'aplomb
- Configuré les pare-feu, VLAN et accès VPN sur l'ensemble du portefeuille

Technicien support niveau 2 — Centre de services Rhône-Alpes — Grenoble (Sep 2017 – Feb 2019)
- Support de niveau 2 sur un parc de 600 postes
- Prise progressive de sujets d'infrastructure : GPO, sauvegardes, scripts

EDUCATION
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Certification Microsoft — administration Azure — Formation certifiante en ligne — Grenoble (Sep 2023 – Jan 2024)
Licence professionnelle Administration de systèmes et réseaux — IUT de Grenoble — Grenoble (Sep 2016 – Jun 2017)

SKILLS
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Windows Server, Active Directory et GPO (6 ans), Virtualisation VMware vSphere (5 ans), Linux Debian et Ubuntu, scripts Bash et PowerShell, Réseau : VLAN, routage, pare-feu, VPN, Sauvegarde Veeam et plan de reprise testé, Microsoft 365 et Azure (certifié 2024)

LANGUAGES
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Français (Native), Anglais (Fluent)

Des accroches à adapter

Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.

  • Administrateur systèmes et réseaux depuis 6 ans sur une infrastructure de 40 serveurs et 900 utilisateurs. Windows Server, VMware, sauvegarde Veeam et environnement Microsoft 365. Disponibilité tenue à 99,8 % sur deux ans. Astreinte une semaine sur trois.
  • Administrateur infrastructure en infogérance, 4 ans sur un portefeuille de 15 clients PME. Windows et Linux, virtualisation, pare-feu et sauvegarde. Habitué à reprendre des infrastructures non documentées et à les remettre d'aplomb.
  • Administrateur systèmes issu du support, 8 ans dont 3 en helpdesk. Je connais les utilisateurs et l'effet réel d'une panne, ce qui change la façon de planifier un changement. Certifié sur l'administration Azure, PowerShell au quotidien.

Des missions déjà chiffrées

Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.

  • Administré une infrastructure de 40 serveurs pour 900 utilisateurs
  • Maintenu une disponibilité de 99,8 % sur deux années consécutives
  • Géré Active Directory : forêt, domaines, stratégies de groupe, droits
  • Administré des serveurs Linux et automatisé les tâches en Bash et PowerShell
  • Exploité un environnement virtualisé VMware de 12 hôtes
  • Mis en place et vérifié les sauvegardes, avec tests de restauration trimestriels
  • Configuré les pare-feu, les VLAN, le routage et les accès VPN
  • Migré la messagerie de l'entreprise vers Microsoft 365
  • Mis en place la supervision et réduit le nombre d'alertes non pertinentes
  • Appliqué les correctifs de sécurité selon un calendrier planifié
  • Rédigé et tenu à jour la documentation de l'infrastructure
  • Tenu l'astreinte une semaine sur trois, avec interventions de nuit
  • Traité un incident majeur avec remise en service en moins de quatre heures
  • Repris une infrastructure client non documentée et l'a remise d'aplomb
  • Conduit un plan de reprise d'activité testé une fois par an
  • Encadré techniquement deux techniciens support de niveau 2
  • Renouvelé le parc de serveurs avec migration sans interruption de service
  • Durci les configurations après un audit de sécurité
  • Géré les droits d'accès et les revues de comptes semestrielles
  • Accompagné le déploiement d'un nouvel outil métier auprès de 900 utilisateurs

Les compétences à faire figurer

Compétences métier

  • Administration Windows Server et Active Directory
  • Administration Linux et scripts d'automatisation
  • Virtualisation : VMware, Proxmox, Hyper-V
  • Réseau : VLAN, routage, pare-feu, VPN
  • Sauvegarde, restauration et plan de reprise
  • Environnements cloud : Azure, Microsoft 365, AWS
  • Supervision et gestion des alertes
  • Sécurisation : durcissement, correctifs, gestion des droits

Savoir-être

  • Sang-froid pendant une panne qui arrête l'entreprise
  • Méthode de diagnostic plutôt que redémarrage au hasard
  • Documentation de ce qu'on installe, pour ceux qui suivront
  • Autonomie en astreinte, souvent seul et de nuit
  • Prudence sur des changements qui touchent tout le monde

Logiciels et outils

  • Windows Server, Active Directory, GPO
  • Linux : Debian, Ubuntu, Red Hat
  • VMware vSphere, Proxmox, Hyper-V
  • Veeam, supervision Zabbix ou Centreon
  • PowerShell, Bash, Ansible

Les mots que cherchent les logiciels de tri

Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.

  • administrateur systèmes
  • Active Directory
  • Windows Server
  • Linux
  • virtualisation
  • VMware
  • sauvegarde
  • pare-feu
  • VPN
  • supervision
  • Azure
  • PowerShell

Rédiger votre CV administrateur systèmes et réseaux : la méthode, étape par étape

  1. L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier

    Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail, profil professionnel. Sous le nom, l'intitulé et le dimensionnement : « Administrateur systèmes et réseaux — 40 serveurs, 900 utilisateurs, VMware et Microsoft 365 ». L'échelle situe le poste immédiatement.

    Ajoutez l'acceptation de l'astreinte et votre position sur le télétravail. Ce sont deux questions qui reviennent systématiquement.

  2. L'accroche : trois lignes qui situent votre profil

    Trois lignes : ancienneté et cadre, dimensionnement et technologies principales, un indicateur de fiabilité. Le taux de disponibilité ou un incident majeur bien géré est ce qui vous distingue le plus nettement.

    Si vous venez du support, dites-le : connaître l'effet réel d'une panne sur les utilisateurs change la façon de planifier un changement, et les responsables informatiques le savent.

  3. Les expériences : des résultats, pas des tâches

    Par poste : l'entreprise, le cadre, le dimensionnement de l'infrastructure, le périmètre technique, la taille de l'équipe, la période. Puis deux ou trois puces qui vont du projet au résultat.

    Les chiffres du métier : serveurs, utilisateurs, sites, hôtes de virtualisation, volume sauvegardé, disponibilité, temps de rétablissement. Ajoutez les projets structurants — migration, renouvellement de parc, mise en place d'un plan de reprise, passage au cloud — avec leur ampleur et leur résultat.

    Mentionnez les reprises d'infrastructures mal tenues. C'est exactement ce qu'une entreprise redoute de confier et apprécie de voir réussi.

  4. Les compétences : celles que le logiciel cherche

    Deux niveaux, puis quatre familles. Ce que vous administrez au quotidien, avec les années ; ce que vous avez pratiqué. Puis : systèmes, virtualisation, réseau et sécurité, sauvegarde et cloud. Ajoutez l'automatisation — scripts, outils de déploiement — qui distingue un administrateur d'un exécutant.

    Une ligne sur la documentation et la gestion du changement vaut d'être ajoutée. Elle dit que vous pensez à ceux qui viendront après vous.

  5. La formation et les certifications

    Le diplôme, l'établissement, l'année. Si vous avez progressé depuis le support sans diplôme long, remplacez-le par les certifications, avec leurs dates.

    Dans ce métier, la question implicite est ce que vous avez appris et mis en production ces deux dernières années. Répondez-y explicitement : certification obtenue, technologie déployée, laboratoire personnel. C'est ce qui sépare un administrateur qui progresse d'un administrateur qui maintient.

  6. La mise en page : ce qui passe les filtres

    Une colonne, technologies regroupées par famille, deux pages tolérées au-delà de cinq ans d'expérience. Bannissez les jauges de compétences en étoiles : elles ne veulent rien dire pour un recruteur technique et disparaissent à l'extraction. Un lien vers votre dépôt ou votre portfolio vaut mieux qu'un paragraphe d'auto-évaluation.

  7. La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien

    Vérifiez l'orthographe exacte des technologies (PostgreSQL, Kubernetes, TypeScript) : un recruteur technique le remarque immédiatement. Assurez-vous que les liens fonctionnent et sont publics. Et retirez les technologies que vous ne sauriez pas défendre trente secondes en entretien.

Les erreurs qui coûtent un entretien

Ne pas dimensionner l'infrastructure

Nombre de serveurs, d'utilisateurs, de sites, d'hôtes de virtualisation, volume de données sauvegardées : c'est la mesure du poste. Administrer trois serveurs pour trente personnes et quarante pour neuf cents ne demandent ni la même rigueur ni la même méthode.

Empiler les technologies

Une liste de trente lignes dilue les six que vous administrez vraiment, et rend l'entretien technique périlleux. Séparez ce que vous administrez au quotidien de ce que vous avez pratiqué. Cette honnêteté se remarque immédiatement dans un domaine où l'exagération est fréquente.

Oublier la disponibilité et les incidents

C'est ce sur quoi le poste est jugé et presque personne ne l'écrit. Un taux de disponibilité, un incident majeur résolu en quatre heures, un plan de reprise testé : ces éléments disent ce qu'aucune liste de technologies ne dira. C'est la ligne qui déclenche l'entretien.

Passer la documentation sous silence

Reprendre une infrastructure non documentée est le cauchemar de tout administrateur, et documenter la sienne est ce que les employeurs cherchent sans savoir le demander. Si vous documentez, dites-le : cela vous distingue davantage que trois certifications.

Questions fréquentes

Faut-il des certifications ?
Elles aident réellement, surtout pour compenser un diplôme court ou une progression depuis le support. Les certifications Microsoft sur l'administration et Azure, les fondamentaux réseau et les certifications de virtualisation sont les plus reconnues. Citez-les avec l'année et seulement celles que vous pouvez défendre en entretien.
Comment passer du support à l'administration ?
Progressivement, en prenant des sujets d'infrastructure depuis le niveau 2 : gestion des GPO, sauvegardes, création de serveurs, scripts d'automatisation. Faites-les figurer sur votre CV pendant que vous les faites, pas seulement après le changement de titre. Un laboratoire personnel et une certification complètent utilement le dossier.
Le cloud remplace-t-il l'administration système ?
Il la déplace. Les serveurs physiques se raréfient dans les PME, mais l'identité, la sécurité, les sauvegardes, le réseau et la gouvernance des accès restent — et se complexifient. Un administrateur qui maîtrise à la fois l'existant sur site et un environnement cloud est aujourd'hui le profil le plus recherché, parce que la plupart des entreprises sont dans les deux.
L'astreinte est-elle négociable ?
Elle fait partie du métier dans la plupart des postes, mais ses conditions varient énormément : fréquence, compensation, périmètre d'intervention, possibilité d'agir à distance. Cela se demande avant de signer. Sur le CV, l'accepter et préciser le rythme tenu est un argument fort, parce que beaucoup de candidats la refusent.
Comment parler d'une panne majeure ?
Par la gestion, jamais par la faute. « Incident majeur traité, service rétabli en moins de quatre heures, cause identifiée et corrigée durablement » dit tout ce qu'un recruteur veut savoir : votre méthode et votre sang-froid. Éviter le sujet est une occasion manquée, parce que tout le monde sait que cela arrive.

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