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Exemples de CVRestauration

Exemple de CV cuisinier

Un chef qui recrute cherche trois choses sur un CV : combien de couverts vous avez tenus, quels postes vous avez occupés en brigade, et dans quel type de cuisine. Ces trois informations disent tout de votre rythme et de votre technique — bien plus qu'une liste de qualités.

Aussi appelé : Chef de partie, Commis de cuisine, Second de cuisine, Cuisinier de collectivité, Chef cuisinier.

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Les repères du métier

Salaire en début de carrière
1 950 € brut / mois
Après quelques années
2 500 € brut / mois
Formation d'accès
CAP cuisine ou bac pro — et de nombreux parcours appris en brigade
État du marché
Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter

Source : Grille de la convention collective des hôtels, cafés et restaurants, brut mensuel hors heures supplémentaires et avantages en nature. Relevé en 2026-08.

Où l'on recrute, et ce que cherchent les employeurs

La cuisine est le métier où l'écart entre deux postes portant le même nom est le plus grand, et un CV doit lever cette ambiguïté dès la première ligne.

Le restaurant traditionnel et la brasserie tournent sur une carte fixe et du volume. On y cherche la régularité, la vitesse et la capacité à envoyer cent cinquante couverts sans que le dernier plat soit moins bon que le premier. La maîtrise des cuissons, la mise en place et la tenue du poste comptent plus que la créativité. Le CV doit parler couverts, postes tenus et taille de brigade.

La cuisine gastronomique demande l'inverse : moins de couverts, plus de technique, une exigence de finition qui ne se relâche jamais, et souvent des amplitudes horaires considérables. L'expérience s'y acquiert dans la douleur et se valorise partout ensuite. Les maisons se citent, parce qu'elles disent quelque chose qu'aucune description ne dira.

La restauration collective — scolaire, hospitalière, d'entreprise, médico-sociale — est le plus gros employeur du secteur et le plus mal connu. On y produit en grande quantité, avec des contraintes nutritionnelles, des textures adaptées, des régimes, une traçabilité stricte et des budgets serrés au centime. Les horaires y sont réguliers, sans soirée ni week-end, ce qui explique que beaucoup de cuisiniers expérimentés y basculent. Une candidature venue du commercial y est très bien reçue à condition de montrer qu'on comprend les contraintes.

La restauration collective, le traiteur et l'événementiel forment le troisième bassin, avec leur logique propre : production en amont, transport, remise en température, service de trois cents couverts en une heure.

Une réalité traverse tout le secteur : la pénurie de personnel est structurelle depuis plusieurs années, et elle a déplacé le rapport de force. Les établissements qui ne proposent ni horaires tenables ni jours de repos consécutifs peinent à recruter, et beaucoup ont dû s'adapter. Un cuisinier expérimenté peut aujourd'hui négocier son rythme, ce qui n'était pas le cas il y a dix ans — encore faut-il savoir ce qu'on veut et le dire.

Le même CV en version texte

À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.

Version texte, prête à coller

Youssef Amrani
Chef de partie — restauration traditionnelle, produits frais
Dijon, France | youssef.amrani@email.fr | 07 08 52 96 31

PROFILE
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Chef de partie avec 6 ans d'expérience en restauration traditionnelle, sur des services de 120 couverts en brigade de 6. J'ai tenu le chaud et le garde-manger, et je maîtrise les fiches techniques et le suivi du coût matière. HACCP à jour, disponible en coupure et le week-end.

WORK EXPERIENCE
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Chef de partie — Restaurant La Fontaine aux Loups — Dijon (Feb 2022 – present)
- Tenu le poste chaud sur des services de 120 couverts, en brigade de 6
- Rédigé les fiches techniques de 40 recettes et suivi le coût matière de la carte
- Ramené le coût matière de 34 % à 30 % en retravaillant les portions et les achats
- Formé trois commis à la mise en place et au dressage

Commis puis demi-chef de partie — Brasserie du Théâtre — Beaune (Sep 2019 – Jan 2022)
- Travaillé le froid et les entrées sur des services de 90 couverts
- Assuré les commandes et la réception des marchandises, avec contrôle des températures

EDUCATION
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CAP Cuisine — CFA La Noue — Longvic (Sep 2017 – Jun 2019)

SKILLS
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Poste chaud et garde-manger, Cuissons, sauces et dressage, Fiches techniques et coût matière, Commandes et gestion des stocks, HACCP (2025) et allergènes

LANGUAGES
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Français (Native), Arabe (Fluent), Anglais (Basic)

Des accroches à adapter

Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.

  • Chef de partie avec 6 ans en restauration traditionnelle, services de 120 couverts. J'ai tenu le chaud et le garde-manger, et je maîtrise les fiches techniques et le suivi des coûts matière. HACCP à jour, disponible en coupure.
  • Cuisinier de collectivité, 8 ans en restauration scolaire et en établissement de santé. Production de 600 repas par service, gestion des régimes et des textures adaptées, traçabilité complète. Je cherche un poste stable en horaires continus.
  • Commis de cuisine, 2 ans en brasserie après un CAP. J'ai travaillé le froid et les entrées sur des services de 90 couverts. Je cherche un établissement en produits frais où l'on forme réellement.

Des missions déjà chiffrées

Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.

  • Assuré la mise en place complète de son poste avant chaque service
  • Réalisé les cuissons et les dressages à la commande
  • Préparé les fonds, sauces et garnitures de la carte
  • Contrôlé les livraisons et refusé les marchandises non conformes
  • Appliqué les protocoles HACCP et rempli les relevés quotidiens
  • Géré les stocks de son poste et limité les pertes
  • Adapté les préparations aux allergènes signalés en salle
  • Travaillé en coordination avec la salle pendant le coup de feu
  • Nettoyé et rangé la cuisine en fin de service
  • Participé aux essais de nouvelles recettes avec le chef
  • Assuré le service en autonomie sur les jours de repos du chef de partie
  • Tenu le poste chaud sur des services de 120 couverts, en brigade de 6
  • Produit 600 repas par service en restauration collective, avec gestion des régimes
  • Rédigé les fiches techniques de 40 recettes et suivi le coût matière de la carte
  • Assuré les commandes et la réception des marchandises, avec contrôle des températures
  • Ramené le coût matière de 34 % à 30 % en retravaillant les portions et les achats
  • Formé trois commis à la mise en place et au dressage
  • Participé à la création de la carte de saison : 12 nouvelles recettes testées et retenues
  • Assuré seul le service du midi en l'absence du chef, sur 60 couverts
  • Tenu les relevés de traçabilité HACCP et les contrôles de température de la cuisine
  • Adapté les préparations aux allergènes et aux régimes signalés à la réservation

Les compétences à faire figurer

Compétences métier

  • Maîtrise des postes de brigade (chaud, froid, garde-manger, pâtisserie)
  • Préparation et dressage à la commande
  • Élaboration de fiches techniques et calcul de coûts
  • Gestion des commandes et des stocks
  • Respect des normes HACCP et traçabilité
  • Cuissons et sauces de base
  • Adaptation aux régimes et allergènes

Savoir-être

  • Tenue du coup de feu
  • Organisation de la mise en place
  • Communication en brigade
  • Régularité de la production sur toute la carte

Logiciels et outils

  • Logiciel de gestion des stocks
  • Fiches techniques informatisées

Les mots que cherchent les logiciels de tri

Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.

  • cuisinier
  • chef de partie
  • commis
  • brigade
  • couverts
  • HACCP
  • fiches techniques
  • mise en place
  • dressage
  • collectivité
  • produits frais

Rédiger votre CV cuisinier : la méthode, étape par étape

  1. L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier

    Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail. Sous le nom, le poste visé et le type de cuisine : « Chef de partie — restauration traditionnelle » plutôt que « Cuisinier ». Ajoutez vos disponibilités et, pour une saison, la question du logement.

    Si vous êtes mobile ou prêt à vous installer pour la saison, dites-le : les employeurs de zone touristique cherchent cette information avant toute autre.

  2. L'accroche : trois lignes qui situent votre profil

    Trois lignes : votre poste, votre ancienneté, le nombre de couverts, le type d'établissement, vos disponibilités. « Chef de partie, 6 ans en traditionnel, services de 120 couverts, HACCP à jour, disponible en coupure » suffit à décider d'un essai.

  3. Les expériences : des résultats, pas des tâches

    Par poste : l'établissement, son type, le nombre de couverts par service, la taille de la brigade, la période. Puis deux ou trois puces sur les postes tenus et vos responsabilités.

    Chiffrez : couverts par service, repas par jour en collectivité, taille de la brigade, nombre de références à la carte, coût matière. Ces chiffres sont ceux du tableau de bord d'un chef — les retrouver dans un CV lui parle immédiatement.

    Si vous avez participé à la création d'une carte, à l'ouverture d'un établissement ou à l'amélioration d'un coût matière, mettez-le en avant : ce sont des expériences que peu de candidats peuvent revendiquer.

    Chaque poste commence par quatre informations : l'établissement et sa nature, le nombre de couverts, la taille de la brigade, et la partie que vous teniez. Sans elles, le chef qui lit ne peut rien situer, et il passe au CV suivant.

    Puis deux ou trois puces concrètes. Les cuissons et les techniques maîtrisées, les cartes auxquelles vous avez contribué, les volumes produits, l'encadrement d'apprentis ou de commis. Ajoutez ce qui relève de la gestion quand vous y touchez — commandes, inventaires, coût matière, gestion des pertes. C'est cette dernière ligne qui distingue un cuisinier d'un futur second.

  4. Les compétences : celles que le logiciel cherche

    Les postes de brigade maîtrisés d'abord, puis les techniques — cuissons, sauces, dressage, pâtisserie — puis la gestion : fiches techniques, commandes, stocks, coût matière.

    Ajoutez HACCP avec sa date, la formation aux allergènes, et le permis si vous visez la collectivité ou un établissement mal desservi. En cuisine, la ponctualité au service commence par le trajet.

    Trois blocs. Les techniques : cuissons, sauces, pâtisserie, dressage, pâtes, poissons, ce que vous maîtrisez réellement plutôt que la liste complète du métier. Les postes tenus dans la brigade, nommés. Et le cadre réglementaire et gestionnaire : HACCP, traçabilité, plans de nettoyage, commandes, inventaires, coût matière.

    Ajoutez les régimes et textures si vous venez de la collectivité ou du médico-social. C'est une compétence rare, recherchée, et rarement mise en avant par ceux qui la possèdent.

  5. La formation et les certifications

    CAP, bac pro, mention complémentaire ou brevet professionnel : diplôme, établissement, année. Gardez cette section brève — l'expérience prime nettement.

    En revanche, détaillez les formations professionnelles reçues : HACCP, allergènes, cuisine diététique, textures modifiées. Et si vous avez travaillé auprès d'un chef reconnu ou dans une maison exigeante, la mention de l'établissement fait office de référence.

    Le CAP, le bac professionnel, le brevet professionnel ou la mention complémentaire, avec l'établissement et l'année. L'apprentissage se mentionne explicitement : il vaut expérience et se lit comme telle.

    Ajoutez les formations continues : HACCP et son actualisation, formations produit, techniques particulières, cuisine diététique ou adaptée. Et si vous avez formé des apprentis ou été maître d'apprentissage, dites-le. Dans un métier qui manque de bras, quelqu'un capable de transmettre vaut plus que quelqu'un qui exécute seul.

  6. La mise en page : ce qui passe les filtres

    Une page, lisible vite : dans ce secteur, le CV est souvent parcouru entre deux services. Mettez en avant les types d'établissement (brasserie, gastronomique, collectivité) et les volumes de couverts. Les disponibilités et la mobilité méritent une ligne visible.

  7. La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien

    Vérifiez les noms des établissements et les périodes de saison. Si vous avez une formation HACCP, indiquez-la avec sa date. Et donnez un numéro de téléphone que vous décrochez : dans la restauration, un rappel non abouti se traduit par un poste perdu le jour même.

Les erreurs qui coûtent un entretien

Ne pas donner le nombre de couverts

C'est l'unité de mesure du métier. « 120 couverts par service en brigade de 6 » dit votre rythme, votre autonomie et votre résistance. Sans ce chiffre, dix ans d'expérience ne se distinguent pas de deux.

Ne pas préciser les postes tenus

Chaud, froid, garde-manger, pâtisserie, poissonnier : la brigade est organisée par postes, et un chef recrute pour un poste précis. Dire lesquels vous avez tenus, et combien de temps, est la première information utile.

Oublier le type de cuisine

Traditionnelle en produits frais, brasserie, gastronomique, collectivité, restauration rapide : les gestes, les cadences et les attentes n'ont rien de commun. Un cuisinier de collectivité et un chef de partie en gastronomique exercent deux métiers.

Passer sous silence la gestion

Commandes, stocks, coût matière, fiches techniques : dès que vous approchez du poste de second ou de chef, ce sont ces compétences qui décident. Un cuisinier qui sait tenir un coût matière vaut nettement plus cher qu'un cuisinier qui ne le sait pas.

Questions fréquentes

Faut-il un CAP pour travailler en cuisine ?
Le CAP cuisine reste la voie classique et facilite l'entrée en brigade, mais beaucoup de cuisiniers se sont formés sur le tas, en commençant comme commis ou en plonge. Ce qui compte réellement, c'est ce que vous savez produire et à quelle cadence — deux choses qui se démontrent par les couverts et les postes tenus.
Comment présenter une expérience en restauration collective ?
Avec ses propres chiffres : nombre de repas par service, type de convives (scolaire, santé, entreprise), gestion des régimes et des textures, traçabilité. La collectivité est souvent sous-estimée sur les CV alors qu'elle exige une organisation et une rigueur sanitaire considérables. Dites-le avec des volumes.
Faut-il indiquer la formation HACCP ?
Oui, avec sa date. C'est une obligation réglementaire pour les établissements et un gain de temps immédiat pour l'employeur. Ajoutez la formation aux allergènes si vous l'avez : elle devient un vrai sujet en restauration commerciale.
Comment valoriser un parcours en saison ?
En regroupant par établissement et en comptant les saisons. Être repris trois étés de suite par le même restaurant vaut mieux que trois lignes séparées. Indiquez aussi si vous acceptez d'être logé : en zone touristique, c'est une question systématique.
Le CV doit-il mentionner la disponibilité ?
Toujours. Coupures, soirées, week-ends, saison complète, horaires continus : c'est la contrainte structurante du métier. Un CV qui répond d'avance à cette question est traité avant les autres, dans un secteur où l'on recrute souvent pour la semaine suivante.
Faut-il citer les établissements où l'on a travaillé ?
Oui, toujours, et avec leur nature. Dans ce métier, le nom d'une maison dit ce qu'aucune description ne dira : le niveau d'exigence, le type de cuisine, le rythme. Même pour un établissement inconnu, précisez le type, le nombre de couverts et la taille de la brigade — c'est cela que le chef qui recrute cherche à situer.
Comment chiffrer un CV de cuisine ?
Par les couverts et par la brigade. Couverts par service et par jour, taille de la brigade, nombre de personnes encadrées, nombre de postes tenus, coût matière si vous le gérez. En collectivité : nombre de repas produits par jour, nombre de régimes et de textures, coût par repas. Ces chiffres sont la mesure du métier et presque personne ne les écrit.
Les stages en grande maison valent-ils d'être mentionnés ?
Oui, même courts, à condition d'être honnête sur la durée et sur ce que vous y avez fait. Un mois dans une maison exigeante enseigne une rigueur qui se voit ensuite au travail, et le chef qui recrute le sait. En revanche, laisser croire à un poste là où il y a eu un stage se découvre au premier appel de référence.
Comment passer du commercial à la collectivité ?
En montrant que vous comprenez ce qui change. La collectivité demande de la production en volume, une traçabilité stricte, des textures et des régimes adaptés, et un coût par repas tenu au centime. Dites ce que vous savez déjà faire de tout cela, et dites franchement ce que vous venez chercher — des horaires réguliers est une raison parfaitement recevable, et tout le monde la comprend.
L'HACCP doit-il figurer sur le CV ?
Oui, avec la date de la formation. C'est une obligation réglementaire pour l'établissement, et un candidat déjà formé est un candidat qu'on peut mettre au travail sans délai. Ajoutez les autres formations d'hygiène et de sécurité alimentaire, et la maîtrise des plans de nettoyage et des relevés de température si vous en avez eu la charge.
Que faire quand on a beaucoup changé d'établissement ?
L'assumer et l'expliquer en une ligne quand c'est nécessaire. Les parcours en cuisine sont mobiles par nature — saisons, apprentissage de postes différents, fermetures. Ce qui inquiète n'est pas le nombre d'établissements mais l'absence de progression visible. Si vous êtes passé de commis à chef de partie en changeant de maison, dites-le : la mobilité devient alors une stratégie.
Faut-il parler de la gestion des coûts ?
Si vous y touchez, c'est l'argument le plus fort du CV. Commandes, inventaires, coût matière, gestion des pertes, rapport de production : ces éléments séparent un cuisinier d'un futur chef, et ils intéressent directement l'exploitant. Donnez le ratio si vous le connaissez, ou le budget matière que vous suivez.
Le CV doit-il tenir sur une page ?
Une page pour un parcours de moins de dix ans, deux au-delà si les postes le justifient. Le lecteur est un chef ou un exploitant, pas un recruteur professionnel : il lit vite, cherche les établissements, les postes tenus et les dates. Tout ce qui l'éloigne de ces trois informations affaiblit la candidature.

Après quelques années : évolutions et passerelles

La brigade a une hiérarchie lisible, et c'est l'un des avantages du métier : on sait toujours quelle est la marche suivante.

De commis, on passe demi-chef de partie puis chef de partie, responsable d'un poste — garde-manger, entremétier, saucier, pâtissier, poissonnier. Vient ensuite le second de cuisine, qui seconde le chef et le remplace, puis le chef lui-même, avec les commandes, les coûts, les plannings, le recrutement et la carte. Dans les groupes, s'ajoutent les postes de chef exécutif sur plusieurs sites et les fonctions de développement culinaire.

Cette progression se lit très bien sur un CV quand chaque poste indique la partie tenue et la taille de la brigade. Elle se prépare par des éléments qu'on oublie de citer : avoir formé des apprentis, avoir géré les commandes en l'absence du chef, avoir participé à la construction d'une carte, avoir tenu les coûts matières.

La restauration collective offre une progression parallèle et souvent plus rapide : cuisinier, chef de production, chef gérant, puis responsable multi-sites. Elle demande des compétences de gestion — coût par repas, plan alimentaire, commissions de restauration — qui s'acquièrent sur le tas et se valorisent bien.

D'autres voies existent : le traiteur et l'événementiel, la création d'un établissement, la formation en CFA, le développement produit dans l'agroalimentaire, la cuisine privée. Le métier apprend l'organisation sous contrainte de temps, la gestion d'un budget matière et le travail en équipe serrée — trois compétences qui se transposent.

Sur la rémunération, l'écart tient au type d'établissement, au niveau atteint dans la brigade et surtout aux heures réellement effectuées. Un salaire annoncé sur trente-neuf heures dans un établissement où l'on en fait cinquante ne vaut pas ce qu'il annonce. Cela se vérifie avant de signer.

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