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Exemples de CVCommerce & grande distribution

Exemple de CV commercial

Un CV de commercial se lit comme un tableau de résultats. Un recruteur qui ne trouve pas de chiffres dans les trois premières lignes suppose qu'il n'y en a pas — et c'est le seul métier où cette supposition est presque toujours juste.

Aussi appelé : Chargé d'affaires, Business developer, Attaché commercial, Ingénieur commercial, Commerciale sédentaire.

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Les repères du métier

Salaire en début de carrière
2 200 € brut / mois
Après quelques années
3 200 € brut / mois
Formation d'accès
BTS NDRC ou MCO, licence professionnelle, école de commerce — ou aucun diplôme
État du marché
Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter

Source : Fixe brut mensuel observé sur les offres françaises, hors variable qui représente souvent 20 à 40 % de la rémunération. Relevé en 2026-08.

Où l'on recrute, et ce que cherchent les employeurs

Le mot « commercial » recouvre des métiers qui n'ont presque rien en commun, et c'est la première chose qu'un CV doit lever.

La vente aux entreprises se joue sur des cycles longs, plusieurs interlocuteurs et des montants qui engagent. On y recrute sur la capacité à ouvrir un compte difficile, à faire avancer un dossier pendant six mois et à négocier face à un acheteur professionnel. Le CV doit alors parler de portefeuille, de panier moyen, de taux de transformation et de durée de cycle. La vente aux particuliers se joue sur le volume, la rapidité et la répétition : ce sont les mêmes mots, mais pas les mêmes ordres de grandeur, et un recruteur voit immédiatement si vous confondez les deux.

La distinction entre chasse et élevage est aussi structurante. Ouvrir de nouveaux clients et développer un portefeuille existant demandent deux tempéraments différents, et beaucoup d'entreprises recrutent explicitement pour l'un ou pour l'autre. Un candidat qui dit clairement lequel il préfère, et qui le prouve par ses chiffres, se place mieux qu'un candidat qui revendique les deux sans distinction.

Reste la question du secteur. Le logiciel, l'industrie, le bâtiment, l'assurance, l'agroalimentaire, les services aux entreprises n'ont ni les mêmes cycles ni les mêmes interlocuteurs. La connaissance d'un secteur est un actif réel : elle raccourcit la montée en compétence de plusieurs mois et se paie. Si vous changez de secteur, dites ce qui se transfère — le type de vente, la taille des affaires, le profil des acheteurs — plutôt que de laisser le recruteur conclure que vous repartez de zéro.

Deux évolutions récentes méritent d'être connues. D'abord, la prospection s'est déplacée vers les outils : séquences d'e-mails, réseaux professionnels, données d'intention. Un commercial qui sait travailler ces canaux vaut plus qu'un commercial qui attend les rendez-vous. Ensuite, la spécialisation des rôles s'est répandue : dans beaucoup d'entreprises, celui qui détecte n'est plus celui qui conclut ni celui qui fidélise. Dire lequel de ces trois rôles vous avez tenu évite un malentendu qui se découvrirait en entretien.

Le même CV en version texte

À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.

Version texte, prête à coller

Karim Diallo
Commercial B2B — services aux entreprises
Bordeaux, France | karim.diallo@email.fr | 06 88 41 23 65

PROFILE
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Commercial B2B avec 5 ans d'expérience dans les services aux entreprises. 118 % de l'objectif atteint sur les deux derniers exercices, portefeuille porté de 40 à 65 comptes actifs. À l'aise sur les cycles longs et la vente en équipe avec les experts techniques.

WORK EXPERIENCE
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Chargé d'affaires — Néolis Services — Bordeaux (May 2022 – present)
- Dépassé l'objectif annuel de 18 %, soit 1,4 M€ de chiffre d'affaires signé
- Porté le portefeuille de 40 à 65 comptes actifs en deux ans
- Ramené le cycle de vente moyen de 90 à 60 jours en restructurant la phase de découverte
- Formé 3 commerciaux juniors à la méthode de découverte et à l'usage du CRM

Attaché commercial — Groupe Farel — Mérignac (Sep 2020 – Apr 2022)
- Réalisé 60 rendez-vous qualifiés par trimestre, dont 40 % issus de prospection directe
- Signé 22 nouveaux clients sur un secteur créé de zéro
- Structuré le suivi du pipeline sous HubSpot pour l'équipe de 5 commerciaux

EDUCATION
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Licence professionnelle Commerce et distribution — Université de Bordeaux — Bordeaux (Sep 2019 – Jun 2020)
BTS Négociation et digitalisation de la relation client — Lycée Gustave Eiffel — Bordeaux (Sep 2017 – Jun 2019)

SKILLS
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Prospection et développement de portefeuille, Négociation et closing, Vente en cycle long B2B, Salesforce et HubSpot, Reporting et prévision de chiffre d'affaires

LANGUAGES
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Français (Native), Anglais (Fluent)

Des accroches à adapter

Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.

  • Commercial B2B, 5 ans dans les services aux entreprises. 118 % de l'objectif atteint sur les deux derniers exercices, portefeuille porté de 40 à 65 comptes actifs. Je cherche un poste avec une vraie part de développement.
  • Attachée commerciale terrain, 3 ans en grande distribution. J'ai développé un secteur de 45 points de vente et gagné 8 nouvelles enseignes en un an. À l'aise sur les négociations annuelles et les opérations promotionnelles.
  • Business developer, 2 ans en start-up après une reconversion. Parti d'un fichier vide, j'ai construit un pipeline de 90 opportunités et signé les 12 premiers clients payants. Je cherche une structure où la prospection est un métier, pas une corvée.

Des missions déjà chiffrées

Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.

  • Construit un plan de prospection hebdomadaire et tenu le rythme sur deux ans
  • Qualifié 200 comptes par an et documenté chaque échange dans le CRM
  • Rédigé et soutenu 40 propositions commerciales par an
  • Négocié les conditions annuelles avec les 10 plus gros comptes du portefeuille
  • Traité les objections prix en s'appuyant sur la valeur d'usage plutôt que sur la remise
  • Assuré le suivi après-vente et obtenu 8 recommandations clients sur l'année
  • Animé des rendez-vous en binôme avec les experts techniques
  • Tenu à jour la prévision de chiffre d'affaires, avec un écart de moins de 10 %
  • Représenté l'entreprise sur trois salons professionnels par an
  • Reconquis 6 comptes dormants depuis plus de deux ans
  • Structuré le fichier de prospection par secteur et par taille d'entreprise
  • Dépassé l'objectif annuel de 18 %, soit 1,4 M€ de chiffre d'affaires signé
  • Porté le portefeuille de 40 à 65 comptes actifs en deux ans
  • Gagné 8 nouvelles enseignes sur un secteur de 45 points de vente
  • Ramené le cycle de vente moyen de 90 à 60 jours en restructurant la phase de découverte
  • Réalisé 60 rendez-vous qualifiés par trimestre, dont 40 % issus de prospection directe
  • Formé 3 commerciaux juniors à la méthode de découverte et à l'usage du CRM

Les compétences à faire figurer

Compétences métier

  • Prospection téléphonique et terrain
  • Qualification et découverte des besoins
  • Négociation et traitement des objections
  • Élaboration de propositions commerciales
  • Suivi de portefeuille et fidélisation
  • Reporting et prévision de chiffre d'affaires

Savoir-être

  • Résistance au refus
  • Écoute réelle avant la proposition
  • Organisation d'une tournée ou d'un pipeline
  • Travail avec les équipes techniques et le service client

Logiciels et outils

  • Salesforce
  • HubSpot
  • Pipedrive
  • LinkedIn Sales Navigator
  • Excel

Les mots que cherchent les logiciels de tri

Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.

  • commercial
  • prospection
  • négociation
  • portefeuille clients
  • chiffre d'affaires
  • développement commercial
  • CRM
  • B2B
  • objectifs
  • closing

Rédiger votre CV commercial : la méthode, étape par étape

  1. L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier

    Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail, et le permis si le poste est itinérant. Sous le nom, l'intitulé visé avec son marché : « Commercial B2B — services aux entreprises » vaut mieux que « Commercial ». Si vous couvrez une zone géographique précise et que vous souhaitez y rester, dites-le : cela vous évitera des entretiens sans issue.

  2. L'accroche : trois lignes qui situent votre profil

    Trois lignes qui contiennent au moins un chiffre. Votre marché, votre ancienneté, votre meilleur résultat. « Commercial B2B, 5 ans dans les services aux entreprises, 118 % de l'objectif sur les deux derniers exercices » fait le travail que trois paragraphes de motivation ne feront pas.

  3. Les expériences : des résultats, pas des tâches

    Par poste : l'entreprise, son secteur et sa taille, votre périmètre, la période. Puis trois à quatre puces, dont au moins deux chiffrées. Précisez la nature du portefeuille — création ou reprise, nombre de comptes, taille moyenne — parce que reprendre un secteur établi et en créer un de zéro ne demandent pas les mêmes qualités.

    Si vous avez travaillé avec un objectif formel, donnez le taux d'atteinte. C'est la mesure que votre futur employeur utilisera de toute façon.

    Structurez chaque poste en quatre informations avant même les puces : l'entreprise et ce qu'elle vend, la nature du portefeuille, le périmètre géographique, et le type de vente. Un recruteur qui ne sait pas ce que vous vendiez ni à qui ne peut rien faire de vos résultats.

    Puis les chiffres, et seulement ceux qui situent : atteinte d'objectif en pourcentage, chiffre d'affaires du portefeuille, nombre de clients ouverts, panier moyen, durée de cycle, taux de transformation. Trois suffisent par poste. Ajoutez, quand elle existe, une affaire emblématique — la plus grosse, la plus longue, celle arrachée à un concurrent — décrite en une ligne. C'est souvent elle dont on parlera en entretien.

  4. Les compétences : celles que le logiciel cherche

    Trois blocs : les étapes du cycle de vente que vous maîtrisez, les outils (CRM en tête — Salesforce, HubSpot, Pipedrive), et les langues si votre marché les demande. Le CRM n'est pas un détail : un commercial qui documente son pipeline est un commercial dont on peut prévoir le chiffre, et les recruteurs le savent.

    Distinguez trois registres. Ce que vous savez faire dans le cycle de vente : prospection, qualification, découverte, négociation, closing, fidélisation, renouvellement. Les outils, nommés : CRM, outils de séquence, réseaux professionnels, outils de signature et de devis. Les connaissances sectorielles, qui sont un actif à part entière.

    Évitez les qualités générales. « Sens du relationnel », « goût du challenge » et « esprit d'équipe » figurent sur toutes les candidatures commerciales et ne départagent plus rien. Un fait à la place de chaque adjectif, et le CV change de catégorie.

  5. La formation et les certifications

    Diplôme, école, année — sans plus, sauf si vous débutez. La fonction commerciale se juge sur les résultats, et beaucoup d'excellents commerciaux n'ont pas de diplôme dans la spécialité. En revanche, mentionnez les formations à une méthode de vente reconnue : elles disent que vous avez une méthode, pas seulement de l'aisance.

    Le diplôme, l'école, l'année. Passé quelques années d'expérience, il compte moins que les chiffres, sauf dans certains secteurs où l'école reste un signal — le conseil, la finance, l'industrie de haute technologie.

    Ce qui mérite d'être mis en avant, ce sont les formations continues liées au métier : méthodes de vente, négociation, prise de parole, langues, connaissance produit d'un secteur. Et si vous avez été formateur interne ou tuteur d'un commercial junior, dites-le : cela signale une maîtrise qu'aucun chiffre ne montre.

  6. La mise en page : ce qui passe les filtres

    Une page, chiffres en évidence : chiffre d'affaires, panier moyen, taille d'équipe, surface du rayon. Le recruteur cherche des résultats, pas des attributions. Évitez les mises en page à colonnes étroites qui coupent les intitulés de poste.

  7. La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien

    Vérifiez vos chiffres : ils seront repris en entretien. Contrôlez les noms d'enseignes et les périodes, notamment si vous avez enchaîné les contrats saisonniers. Indiquez vos disponibilités week-end, question systématique dans ce secteur.

Les erreurs qui coûtent un entretien

Un CV sans un seul chiffre

C'est l'erreur qui coûte le plus cher, et la plus fréquente. Objectif atteint en pourcentage, chiffre d'affaires signé, nombre de comptes, taux de transformation, panier moyen : au moins un chiffre par poste. Sans eux, votre CV dit que vous avez occupé un poste, pas que vous y avez réussi.

Confondre les tâches et les résultats

« Prospection, négociation, suivi client » est la fiche de poste de tous les commerciaux de France. Ce qui vous distingue, c'est ce que la prospection a produit — pas le fait que vous en ayez fait.

Taire un objectif non atteint sans rien mettre à la place

Une année difficile s'explique : marché, changement de gamme, secteur repris en cours d'exercice. Mieux vaut un chiffre contextualisé qu'un silence sur une période — le recruteur remarque toujours l'année sans donnée.

Oublier le secteur et le type de vente

Vendre du logiciel à des DSI et vendre des produits frais à des chefs de rayon sont deux métiers. Cycle long ou court, B2B ou B2C, grands comptes ou TPE, sédentaire ou terrain : précisez, sinon le recruteur devra deviner, et il ne devinera pas en votre faveur.

Questions fréquentes

Faut-il indiquer ses résultats chiffrés même s'ils sont confidentiels ?
Oui, sous une forme relative : « 118 % de l'objectif », « portefeuille porté de 40 à 65 comptes », « +22 % sur le secteur ». Vous donnez la mesure de votre performance sans divulguer le chiffre d'affaires de votre employeur. Aucun recruteur ne vous reprochera cette précaution ; beaucoup y verront un bon signe.
Comment faire un CV de commercial débutant ?
Tout ce qui a impliqué de convaincre compte : job étudiant en vente, tenue d'un stand, animation commerciale, bénévolat de collecte de fonds. Chiffrez-le comme une expérience commerciale. Ajoutez ce que vous savez du métier — méthode de découverte, outil CRM manipulé en formation — pour montrer que vous ne découvrez pas le vocabulaire le jour de l'entretien.
Le permis de conduire doit-il figurer sur le CV ?
Oui dès qu'il s'agit d'un poste terrain ou d'un secteur à couvrir : c'est souvent éliminatoire, et son absence fait perdre du temps aux deux parties. Pour un poste sédentaire, c'est facultatif.
Faut-il une photo sur un CV de commercial ?
C'est l'un des rares métiers où elle reste courante, la relation client étant au cœur du poste. Elle n'est pour autant jamais obligatoire, et son absence ne pénalise pas. Si vous en mettez une, qu'elle soit professionnelle et récente.
Comment présenter un parcours avec beaucoup de changements d'entreprise ?
La mobilité est normale dans la fonction commerciale, mais trois postes de dix mois inquiètent. Regroupez si possible, expliquez les mouvements par une progression — secteur plus large, panier plus élevé, passage aux grands comptes — et gardez du détail sur les postes où vous avez tenu plus de deux ans.
Faut-il donner ses chiffres exacts ?
Donnez des chiffres, mais rien de confidentiel. Le pourcentage d'atteinte d'objectif, la progression d'un portefeuille, le nombre de clients ouverts et le panier moyen se communiquent sans difficulté. Le chiffre d'affaires détaillé d'un client nommé, non. Un ordre de grandeur reste toujours préférable à l'absence de chiffre : un CV commercial sans chiffres est lu comme un aveu.
Que faire d'une année où l'objectif n'a pas été atteint ?
L'expliquer plutôt que la masquer. Un marché qui se retourne, un produit retiré, un secteur redécoupé, un congé : tout cela arrive et tout le monde le sait. Ce qui inquiète, c'est une progression trop lisse pour être vraie. Une ligne de contexte, suivie de ce que vous avez fait malgré tout, inspire plus confiance que trois années à cent dix pour cent sans nuance.
Comment présenter un parcours en plusieurs secteurs ?
En nommant ce qui ne change pas. Le type de vente, la taille des affaires, le profil des interlocuteurs et le cycle sont souvent les mêmes d'un secteur à l'autre : c'est là votre fil conducteur. Un commercial qui a vendu du logiciel puis de l'assurance à des directions financières a en réalité toujours vendu à la même personne. Dites-le, et la dispersion apparente devient une expérience.
Le CRM mérite-t-il d'être mentionné ?
Oui, avec le nom exact. Salesforce, HubSpot, Pipedrive, Dynamics : un commercial qui tient son CRM à jour est une denrée rare, et sa direction le sait. Ajoutez ce que vous en faisiez au-delà de la saisie — construction de séquences, suivi du pipeline, reporting. C'est une différence concrète entre quelqu'un qui subit l'outil et quelqu'un qui s'en sert.
Faut-il parler de la prospection téléphonique ?
Si vous la pratiquez réellement, oui, et avec les volumes. Peu de candidats l'aiment, donc peu s'en vantent, ce qui rend l'information précieuse pour un recruteur qui cherche quelqu'un capable d'ouvrir. Donnez le nombre d'appels ou de contacts par semaine et le taux de transformation en rendez-vous : ces deux chiffres valent une lettre de recommandation.
Comment valoriser une expérience de vente en magasin ?
En traduisant les gestes plutôt que le cadre. Découvrir un besoin, traiter une objection, conclure, fidéliser, tenir un objectif quotidien : ce sont exactement les compétences attendues en vente aux entreprises. Donnez vos chiffres de magasin — panier moyen, taux de transformation, progression du rayon — puis dites clairement ce que vous venez chercher. Beaucoup de bons commerciaux terrain viennent de là.
Quelle place donner aux formations de vente ?
Une place modeste mais réelle. Les méthodes structurées se citent bien quand elles ont été réellement pratiquées et qu'on peut en parler ; elles font mauvais effet quand elles ressemblent à une liste de sigles. Une ligne suffit, et elle vaut surtout si l'entreprise que vous visez travaille avec la même méthode.

Après quelques années : évolutions et passerelles

La progression la plus visible passe par la taille des affaires. On commence sur des comptes petits et nombreux, puis on prend des comptes plus gros et moins nombreux, avec des cycles plus longs et des interlocuteurs plus haut placés. Ce glissement est la vraie mesure d'une carrière commerciale, davantage que l'intitulé du poste, et il se lit très bien sur un CV quand les montants sont donnés.

Deux embranchements s'ouvrent ensuite. L'encadrement mène au poste de chef des ventes puis de directeur commercial : recrutement, animation, construction du plan de vente, arbitrage des priorités. C'est un changement de métier — on ne vend plus, on fait vendre — et tous les bons commerciaux n'y réussissent pas, ce qui n'a rien de honteux.

L'expertise mène aux grands comptes, aux comptes stratégiques, ou aux fonctions d'avant-vente dans les secteurs techniques. On y reste dans la vente mais avec un périmètre restreint et une profondeur accrue. Dans le logiciel et l'industrie, ces postes se rémunèrent souvent aussi bien que l'encadrement, sans les contraintes de management.

D'autres portes existent, et elles sont fréquemment empruntées : le marketing produit, la direction d'agence, le conseil, l'entrepreneuriat. Le métier apprend la négociation, la lecture d'un besoin et la tenue d'un objectif chiffré — trois compétences qui se revendent partout.

Sur la rémunération, la particularité du métier est la part variable, qui va de dix à cinquante pour cent selon les secteurs. Deux offres au même fixe peuvent ne rien valoir de comparable. Sur le CV, indiquez le package et la part variable réellement atteinte plutôt que la cible théorique : c'est une information honnête, et elle vous distingue immédiatement de ceux qui annoncent un objectif jamais atteint.

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