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Exemples de CVRestauration

Exemple de CV serveur

La restauration manque de bras et le sait. Votre CV n'a donc pas à convaincre qu'il faut vous recevoir : il doit permettre de décider vite. Type d'établissement, nombre de couverts tenus, disponibilités — un patron qui trouve ces trois informations en dix secondes appelle le jour même.

Aussi appelé : Serveuse, Chef de rang, Commis de salle, Runner, Employé de restauration.

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Les repères du métier

Salaire en début de carrière
1 800 € brut / mois
Après quelques années
2 200 € brut / mois
Formation d'accès
CAP ou bac pro restauration, ou aucun diplôme exigé — la formation est interne
État du marché
Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter

Source : Grille de la convention collective des hôtels, cafés et restaurants, brut mensuel hors pourboires et heures supplémentaires. Relevé en 2026-08.

Où l'on recrute, et ce que cherchent les employeurs

La restauration recrute en permanence et depuis des années sans parvenir à combler ses postes, ce qui met le candidat dans une position bien plus favorable qu'il ne le croit. Encore faut-il viser le bon type d'établissement, car ils ne demandent pas le même métier.

La brasserie et le restaurant de centre-ville vivent du volume et de la rotation. Deux cents couverts au déjeuner en deux heures, un service enchaîné le soir, une carte que l'on connaît par cœur. On y cherche la vitesse, la mémoire et la capacité à ne pas perdre ses moyens quand tout tombe en même temps. Le CV doit parler couverts, rangs et amplitude.

Le restaurant gastronomique ou semi-gastronomique demande l'inverse : moins de couverts, plus de technique et de tenue. Découpe, service à l'assiette ou au guéridon, accord des vins, connaissance précise de la carte, relation avec une clientèle qui prend son temps. L'expérience s'y acquiert lentement et se valorise partout ensuite.

La restauration d'hôtel ajoute une dimension propre : petits déjeuners, service en chambre, clientèle internationale, banquets et séminaires. L'anglais y est une condition d'accès et non un plus, et les horaires débutent souvent très tôt. C'est aussi le cadre où les évolutions internes sont les plus rapides, parce que les groupes hôteliers recrutent en continu.

La restauration collective enfin — entreprises, hôpitaux, établissements scolaires — offre ce que le reste du secteur n'offre pas : des horaires réguliers, peu ou pas de soirées, pas de week-ends. Le métier y est moins valorisé socialement mais la qualité de vie y est incomparable, et beaucoup de professionnels expérimentés y basculent après quelques années. Une candidature qui vient de la restauration commerciale y est très bien reçue.

Deux constantes traversent l'ensemble : la disponibilité, qui bloque plus de recrutements que la compétence, et l'essai. Dans ce métier, on est jugé sur un service, pas sur un papier. Le CV ne sert qu'à obtenir cet essai — ce qui ne le rend pas moins important, seulement plus court.

Le même CV en version texte

À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.

Version texte, prête à coller

Thomas Perrin
Serveur — brasserie et restauration traditionnelle
Annecy, France | thomas.perrin@email.fr | 07 55 28 43 61

PROFIL
------
Serveur avec 4 ans d'expérience en brasserie, habitué aux services de 120 couverts. Autonome sur un rang de 8 tables, à l'aise avec la caisse et le service du vin. Disponible en coupure, le week-end et pour la saison complète.

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE
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Serveur — Brasserie du Pâquier — Annecy (avr. 2023 – aujourd'hui)
- Assuré le service de 120 couverts par soir sur un rang de 8 tables
- Encaissé et clôturé la caisse du service, sans écart sur la saison
- Conseillé la carte des vins sur un choix de 40 références
- Formé les saisonniers au logiciel de caisse et aux règles d'hygiène

Commis de salle (3 saisons) — Hôtel-restaurant Les Cimes — Chamonix (déc. 2020 – mars 2023)
- Trois saisons d'hiver consécutives, repris chaque année par l'établissement
- Assuré la mise en place, le débarrassage et la fermeture de salle

FORMATION
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CAP Commercialisation et services en hôtel-café-restaurant — CFA de Haute-Savoie — Annecy (sept. 2018 – juin 2020)

COMPÉTENCES
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Service à l'assiette et tenue d'un rang, Prise de commande et encaissement, Mise en place et fermeture de salle, Hygiène HACCP (2024), Logiciel de caisse Zelty

LANGUES
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Français (Langue maternelle), Anglais (Intermédiaire), Italien (Notions)

Des accroches à adapter

Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.

  • Serveur avec 4 ans d'expérience en brasserie, habitué aux services de 120 couverts. Autonome sur un rang de 8 tables, à l'aise avec la caisse et le service du vin. Disponible en coupure et le week-end.
  • Cheffe de rang en restaurant traditionnel, 6 ans dont 2 en encadrement d'une équipe de 4 commis. Je maîtrise le service à l'assiette, les accords mets-vins courants et la fermeture de salle. Je cherche un établissement où le service est soigné.
  • Première expérience en salle recherchée pour la saison d'été. J'ai tenu la caisse et le comptoir d'une boulangerie pendant un an : rythme, contact client et propreté du poste n'ont rien de nouveau pour moi.

Des missions déjà chiffrées

Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.

  • Dressé et redressé la salle entre deux services, jusqu'à 40 couverts
  • Pris les commandes sur terminal mobile, avec envoi direct en cuisine
  • Géré les allergies et intolérances signalées, en lien avec la cuisine
  • Assuré le service des vins au verre sur une carte de 40 références
  • Tenu le bar en renfort sur les services du soir
  • Accueilli et placé les groupes, jusqu'à 30 personnes sur réservation
  • Géré les réclamations en salle sans faire appel au responsable
  • Assuré la fermeture complète : caisse, mise en place du lendemain, sécurité
  • Travaillé en terrasse sur la saison, avec un service étendu à 80 couverts
  • Formé les extras recrutés pour les week-ends de forte affluence
  • Assuré le service de trois banquets de 60 personnes sur l'année
  • Assuré le service de 120 couverts par soir en brasserie, sur un rang de 8 tables
  • Encaissé et clôturé la caisse du service, sans écart sur la saison
  • Encadré une équipe de 4 commis de salle et réparti les rangs
  • Assuré la mise en place et la fermeture complète de la salle
  • Conseillé la carte des vins sur un choix de 40 références
  • Formé les saisonniers au logiciel de caisse et aux règles d'hygiène

Les compétences à faire figurer

Compétences métier

  • Prise de commande et service à l'assiette
  • Dressage et débarrassage
  • Tenue d'un rang
  • Encaissement et tenue de caisse
  • Service des boissons et bases de la carte des vins
  • Règles d'hygiène HACCP
  • Mise en place et fermeture de salle

Savoir-être

  • Sang-froid pendant le coup de feu
  • Mémoire des commandes et des habitués
  • Endurance sur des services de plusieurs heures
  • Gestion d'un client mécontent sans escalade

Logiciels et outils

  • Logiciel de caisse (Zelty, LightSpeed, Tiller)
  • Terminal de commande

Les mots que cherchent les logiciels de tri

Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.

  • serveur
  • chef de rang
  • restauration
  • couverts
  • service en salle
  • HACCP
  • encaissement
  • brasserie
  • saisonnier
  • coupure

Rédiger votre CV serveur : la méthode, étape par étape

  1. L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier

    Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail. Sous le nom, le poste visé et le type d'établissement : « Chef de rang — restaurant traditionnel ». Ajoutez immédiatement vos disponibilités et votre mobilité, y compris la possibilité d'être logé si vous visez une saison — c'est une information que les employeurs de zone touristique cherchent activement.

  2. L'accroche : trois lignes qui situent votre profil

    Trois lignes qui donnent le type d'établissement, l'ancienneté, un volume de couverts et les disponibilités. « Serveur, 4 ans en brasserie, services de 120 couverts, disponible en coupure et le week-end » suffit à déclencher un appel.

  3. Les expériences : des résultats, pas des tâches

    Par poste : l'établissement, sa nature, le nombre de couverts, la période. Puis deux ou trois puces sur ce que vous teniez réellement — rang, caisse, mise en place, fermeture, encadrement.

    Si vous avez travaillé en saison, indiquez la période exacte et le fait d'avoir été repris d'une année sur l'autre. En restauration, la fidélité d'un employeur saisonnier est la meilleure recommandation qui soit, et elle se lit d'un coup d'œil.

    Situez d'abord l'établissement : type, nombre de couverts, taille de l'équipe de salle, nature de la clientèle, et la période avec les mois. Un restaurant de trente couverts et une brasserie de deux cents ne demandent pas le même métier, et le recruteur a besoin de le savoir avant de lire la suite.

    Puis deux ou trois puces, dont au moins une chiffrée et une qui parle de responsabilité. Avoir formé des extras, tenu la fermeture, géré les réservations, remplacé le responsable : ce sont ces lignes qui distinguent quelqu'un à qui on a fait confiance de quelqu'un qui a simplement fait ses heures. Elles pèsent autant que les couverts.

  4. Les compétences : celles que le logiciel cherche

    Le concret d'abord : service à l'assiette, prise de commande, tenue d'un rang, caisse, mise en place, connaissance des vins. Ajoutez le logiciel de caisse utilisé — Zelty, Tiller, LightSpeed — car un établissement qui tourne sur le même vous voit opérationnel en une soirée.

    Les langues comptent beaucoup en zone touristique : donnez un niveau honnête, il sera testé au premier service.

    Trois blocs. Le service : prise de commande, service à l'assiette ou au guéridon, découpe, débarrassage, dressage, accord mets et vins si vous le pratiquez. La vente : suggestion, vente additionnelle, connaissance de la carte, traitement d'une réclamation. Le cadre : encaissement, logiciel de prise de commande, hygiène et HACCP, ouverture et fermeture.

    Ajoutez les langues, avec une situation d'usage, et les contraintes acceptées — coupures, week-ends, fermetures tardives, saison. Ces deux dernières lignes règlent la moitié des questions d'un recruteur.

  5. La formation et les certifications

    CAP, bac pro, mention complémentaire, ou simplement le dernier diplôme obtenu. Gardez cette section courte : dans ce métier, l'expérience prime nettement. En revanche, faites figurer HACCP, permis d'exploitation, formation aux allergènes et PSC1 avec leurs dates — ce sont des lignes qui font gagner du temps à l'employeur.

    Le CAP ou le bac professionnel s'il y en a un, avec l'établissement et l'année. Le secteur recrute largement sans diplôme, donc cette rubrique ne décide de rien à elle seule.

    Mettez plutôt en avant les formations courtes et les habilitations : HACCP, permis d'exploitation, formation aux vins, sommellerie, gestes de premiers secours. Elles raccourcissent votre intégration, ce qui vaut de l'argent pour un établissement qui recrute dans l'urgence — et c'est souvent le cas.

  6. La mise en page : ce qui passe les filtres

    Une page, lisible vite : dans ce secteur, le CV est souvent parcouru entre deux services. Mettez en avant les types d'établissement (brasserie, gastronomique, collectivité) et les volumes de couverts. Les disponibilités et la mobilité méritent une ligne visible.

  7. La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien

    Vérifiez les noms des établissements et les périodes de saison. Si vous avez une formation HACCP, indiquez-la avec sa date. Et donnez un numéro de téléphone que vous décrochez : dans la restauration, un rappel non abouti se traduit par un poste perdu le jour même.

Les erreurs qui coûtent un entretien

Ne pas dire quel type d'établissement

Brasserie, gastronomique, restauration rapide, collectivité, hôtel-restaurant : les gestes, le rythme et les attentes n'ont rien à voir. Nommez l'établissement, sa nature et son volume — c'est ce qui permet au patron de savoir si vous tiendrez son service.

Ne jamais donner de volume

Le nombre de couverts par service est l'unité de mesure du métier. « Service de 120 couverts par soir » dit tout de votre rythme de travail. Sans ce chiffre, dix ans d'expérience restent invérifiables.

Rester flou sur les disponibilités

Coupures, soirées, week-ends, jours fériés, saison complète : c'est la première question, et souvent la dernière. Une ligne claire en haut du CV vous fait gagner un tour dans la pile.

Lister chaque contrat saisonnier séparément

Huit lignes de contrats de deux mois rendent le CV illisible et donnent l'impression d'une instabilité qui n'existe pas. Regroupez par établissement ou par type de service, et détaillez les deux plus significatifs.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour être serveur ?
Non. Un CAP ou un bac pro restauration aide à démarrer et ouvre plus vite les postes de chef de rang, mais l'immense majorité des recrutements se fait sans diplôme, sur la disponibilité et la présentation. Ce qui compte, c'est de tenir un service : cela se prouve par les volumes indiqués sur votre CV.
Faut-il mentionner les pourboires ou le salaire ?
Non, ni l'un ni l'autre. Le CV sert à décrire ce que vous savez tenir. La rémunération se discute au premier échange, et les pourboires dépendent de l'établissement — les évoquer sur un CV donne une mauvaise impression sans rien apporter.
Comment présenter une expérience uniquement saisonnière ?
Comme une expérience à part entière, avec les dates, l'établissement, le volume et le poste. Trois saisons dans le même restaurant se présentent en une seule entrée : c'est même un argument, car être repris signifie avoir donné satisfaction.
Faut-il indiquer la formation HACCP ?
Oui, avec sa date. C'est une obligation réglementaire pour les établissements et un vrai gain de temps à l'embauche s'ils n'ont pas à vous former. Mentionnez aussi le permis d'exploitation ou la formation aux allergènes si vous les avez.
Le CV suffit-il ou faut-il se présenter directement ?
Dans ce métier, se présenter fonctionne très bien — à condition de choisir le moment : entre 15 h et 17 h, jamais en plein service. Apportez le CV imprimé, demandez le responsable de salle, et dites vos disponibilités en une phrase.
Faut-il un diplôme pour travailler en salle ?
Non, et une grande partie des professionnels n'en a pas. Le CAP et le bac professionnel existent et servent surtout à accélérer l'accès aux bons établissements et aux postes d'encadrement. Ce qui décide au recrutement, c'est l'expérience du volume, la présentation et la disponibilité — puis l'essai, qui tranche réellement.
Comment chiffrer une expérience en salle ?
Par les couverts et par le rang. Couverts par service, couverts au déjeuner et au soir, nombre de tables du rang tenu, amplitude horaire hebdomadaire, nombre de jours travaillés d'affilée en saison. Ces chiffres existent et personne ne les met : ils transforment un CV interchangeable en CV comparable au poste à pourvoir.
Faut-il accepter les horaires coupés ?
C'est un choix personnel, mais il doit être dit clairement. Le service coupé — midi, coupure, soir — est la norme dans la restauration commerciale et la principale cause de départ du secteur. Si vous les acceptez, écrivez-le : cela vous place devant. Si vous ne les acceptez pas, visez la restauration collective, l'hôtellerie de petit-déjeuner ou les établissements en continu, et dites-le franchement plutôt que de le découvrir au premier planning.
Les langues comptent-elles vraiment ?
En zone touristique et en hôtellerie, elles sont un critère direct de sélection. L'anglais d'abord, puis l'espagnol, l'italien ou l'allemand selon les régions. Donnez un niveau honnête et une situation d'usage : « service quotidien d'une clientèle britannique » vaut mieux qu'une échelle sur cinq étoiles que personne ne sait interpréter.
Comment présenter un parcours en saisons ?
Par établissement et par saison, avec les couverts et la reprise éventuelle d'une année sur l'autre. Alterner été et hiver dans de bons établissements est un vrai parcours dans ce métier, pas une accumulation de contrats. Montrez la progression des responsabilités d'une saison à l'autre, du commis de salle au chef de rang : c'est elle qui raconte votre valeur.
Que faire d'un passage par la restauration rapide ?
Le garder et le traduire. La restauration rapide apprend la cadence, la tenue sous pression, l'encaissement et le travail en équipe serrée — tout ce qu'un restaurant traditionnel cherche chez un débutant. Donnez les volumes et la polyvalence tenue, puis dites explicitement ce que vous venez chercher de différent. Personne ne vous reprochera d'avoir commencé là.
Le CV doit-il tenir sur une page ?
Oui, sans hésiter. Un restaurateur lit un CV en trente secondes, entre deux services, et souvent sur un téléphone. Une page, des dates lisibles, des chiffres, une disponibilité claire. Tout ce qui dépasse ne sera pas lu et affaiblit ce qui précède.
Faut-il parler des pourboires ou du chiffre d'affaires ?
Les pourboires, non : ce n'est pas un élément de candidature. Le chiffre d'affaires du rang, en revanche, ou le ticket moyen, ou la vente additionnelle sur les apéritifs et les desserts, oui. Cela montre que vous vendez et pas seulement que vous portez des assiettes — et c'est exactement la différence qui intéresse un patron.
Comment se passe l'essai et comment s'y préparer ?
L'essai dure généralement un service, parfois deux, et il est rémunéré ou déclaré selon les établissements — posez la question sans gêne, c'est légitime. On y regarde trois choses : la tenue et l'accueil, la capacité à suivre le rythme sans se noyer, et la façon dont vous réagissez quand quelque chose tourne mal. Arrivez en avance, demandez la carte à l'avance si c'est possible, et posez des questions plutôt que de deviner. Un candidat qui demande vaut mieux qu'un candidat qui improvise.

Après quelques années : évolutions et passerelles

Le service est l'un des rares métiers où la progression peut être rapide, précisément parce que le secteur manque de bras et surtout de personnes qui restent.

La première marche est celle de chef de rang : on garde un rang mais on en devient responsable, avec la prise de commande, le suivi et la relation avec la cuisine. Vient ensuite le maître d'hôtel ou l'assistant de direction de salle, qui répartit les rangs, accueille, gère les réservations et arbitre les incidents. Puis la direction de salle, avec le planning, le recrutement, les stocks et le compte d'exploitation.

Ces marches se franchissent en quelques années dans un secteur en tension, et elles se préparent par des détails qui doivent figurer sur le CV : avoir formé des extras ou des apprentis, avoir tenu la fermeture avec les clés, avoir géré les réservations, avoir remplacé le responsable pendant ses congés.

Deux spécialisations sortent du lot et se paient nettement mieux. La sommellerie, qui demande une formation et une pratique réelles, ouvre les établissements de qualité et les fonctions de conseil. Le bar, avec la mixologie, est l'autre voie fréquemment empruntée depuis la salle, et souvent plus rapide.

D'autres portes s'ouvrent hors du service proprement dit : la restauration collective pour retrouver des horaires vivables, l'événementiel et le traiteur pour la variété, la gestion d'un établissement pour ceux qui veulent leur propre affaire. Le métier apprend le rythme, la relation client difficile et la tenue d'un objectif immédiat — des acquis qui se revendent dans le commerce et l'hôtellerie.

Sur la rémunération, le fixe progresse lentement mais l'écart réel se joue ailleurs : type d'établissement, pourboires, heures supplémentaires réellement payées, avantages en nature. Deux postes au même intitulé peuvent ne rien valoir de comparable, et cela se vérifie avant de signer plutôt qu'après.

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