Exemple de CV infirmier
Un CV d'infirmier n'est pas lu comme un CV : il est vérifié. Diplôme d'État, numéro RPPS, services fréquentés, spécialisations — le cadre de santé contrôle une correspondance avant d'apprécier un parcours. Dans un métier où l'on recrute en permanence, c'est la précision qui fait la différence, pas la mise en avant.
Aussi appelé : Infirmière diplômée d'État, IDE, Infirmier en soins généraux, Infirmier libéral, IDEC.
Les repères du métier
- Salaire en début de carrière
- 2 200 € brut / mois
- Après quelques années
- 2 900 € brut / mois
- Formation d'accès
- Diplôme d'État d'infirmier, en trois ans après le baccalauréat
- État du marché
- Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter
Source : Grilles de la fonction publique hospitalière et convention collective 51, brut mensuel hors primes de nuit, de dimanche et de spécialité. Relevé en 2026-08.
Où l'on recrute, et ce que cherchent les employeurs
Quatre employeurs se partagent l'essentiel du marché, et ils ne lisent pas un CV de la même façon. L'hôpital public recrute par pôle et par service : le cadre de santé cherche une correspondance précise entre votre expérience et le secteur à pourvoir, et un CV qui annonce « service de médecine » quand le poste est en réanimation part avec un handicap. La clinique privée recrute plus vite, sur des critères plus proches de ceux du privé classique — disponibilité, spécialité, capacité à tenir un bloc ou un secteur donné.
L'EHPAD et le médico-social forment le troisième bassin, et de loin le plus en tension. On y cherche un infirmier capable de coordonner une équipe d'aides-soignants, de gérer les piluliers et les prescriptions de plusieurs médecins traitants, et d'assurer seul une astreinte. Ce sont des compétences réelles qui n'apparaissent presque jamais sur les CV, parce que les candidats les tiennent pour évidentes. Elles ne le sont pas : elles valent d'être écrites.
Le libéral, enfin, obéit à d'autres règles. Il n'y a pas de CV au sens classique, mais un dossier de remplacement ou de collaboration : deux ans d'exercice en établissement sont exigés pour s'installer, et les cabinets qui cherchent un remplaçant regardent les actes maîtrisés — perfusions, chimiothérapies à domicile, pansements complexes, soins palliatifs — plus que le parcours hospitalier lui-même.
À cela s'ajoute l'intérim médical, devenu une part structurelle du marché. Les agences trient sur trois lignes — diplôme et numéro RPPS, spécialités acceptées, disponibilités — et un CV qui ne les affiche pas en haut est traité après les autres. Ce n'est pas un parcours de second rang : un infirmier qui a tenu six services différents en un an sait prendre un poste en une matinée, et c'est exactement ce qu'un cadre cherche à savoir. Encore faut-il le présenter comme une compétence, et non comme une succession de contrats.
Un dernier point décide de beaucoup de recrutements sans jamais figurer dans une annonce : le rythme. Journées de 12 heures, roulement en 7 h 30, nuits fixes, un week-end sur deux ou sur trois, astreintes. C'est souvent la contrainte qui bloque en dernier, et l'annoncer d'emblée fait gagner deux échanges à tout le monde.
Le même CV en version texte
À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.
Version texte, prête à coller
Camille Dubreuil Infirmière diplômée d'État — médecine polyvalente et gériatrie Tours, France | camille.dubreuil@email.fr | 06 44 71 08 25 PROFIL ------ Infirmière diplômée d'État avec 6 ans d'expérience en médecine polyvalente et en gériatrie. Habituée aux secteurs de 28 lits, à l'encadrement des étudiants et aux prises en charge complexes. AFGSU 2 recyclée en 2025, disponible en journées de 12 heures et un week-end sur deux. EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE -------------------------- Infirmière — médecine polyvalente — CHRU de Tours — Tours (janv. 2022 – aujourd'hui) - Assuré la prise en charge de 28 patients par secteur, en roulement de 12 heures - Encadré 12 étudiants infirmiers en stage sur trois années - Participé à la rédaction du protocole de service sur la prévention des chutes - Géré les urgences vitales du secteur et la vérification du chariot d'urgence Infirmière remplaçante (intérim médical) — Agence Appel Médical — 7 missions — Indre-et-Loire (janv. 2020 – juin 2020) - Sept missions en chirurgie, en SSR et en EHPAD, de deux semaines à deux mois - Prise de poste autonome sur des services inconnus, en une demi-journée Infirmière — gériatrie — Centre hospitalier de Chinon — Chinon (juil. 2020 – déc. 2021) - Soins et surveillance auprès de 25 résidents en unité de soins de longue durée - Contribué au déploiement du dossier de soins informatisé sur l'unité FORMATION --------- Diplôme d'État d'Infirmier (DEI) — IFSI du CHRU de Tours — Tours (sept. 2017 – juin 2020) COMPÉTENCES ----------- Perfusions et voies veineuses, Pansements complexes et soins de plaies, Circuit du médicament et traçabilité, Encadrement d'étudiants infirmiers, AFGSU 2 (recyclage 2025), Dossier de soins informatisé (Easily) LANGUES ------- Français (Langue maternelle), Anglais (Intermédiaire)
Des accroches à adapter
Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.
- Infirmière diplômée d'État, 6 ans en service de médecine polyvalente et en gériatrie. Habituée aux secteurs de 28 lits, à l'encadrement des étudiants et aux prises en charge complexes. RPPS et AFGSU 2 à jour, disponible en 12 h.
- Infirmier en réanimation, 4 ans en CHU. Surveillance de patients ventilés, gestion des amines et des urgences vitales, participation aux protocoles de service. Je cherche un poste en soins critiques dans le secteur privé.
- Infirmière récemment diplômée (DEI 2026), stages en chirurgie, en psychiatrie et en EHPAD. Rigoureuse sur la traçabilité et à l'aise dans les équipes où l'on transmet. Je cherche un premier poste avec un tutorat structuré.
Des missions déjà chiffrées
Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.
- Préparé et administré les traitements selon les prescriptions
- Posé et surveillé les perfusions et les voies veineuses périphériques
- Réalisé les pansements complexes et le suivi des plaies
- Effectué les prélèvements sanguins et les hémocultures
- Surveillé les constantes et alerté sur les dégradations
- Assuré les transmissions écrites et orales à chaque relève
- Encadré les aides-soignants du secteur sur les soins délégués
- Participé aux visites médicales et appliqué les prescriptions nouvelles
- Accompagné les familles lors des annonces difficiles
- Vérifié le chariot d'urgence et les dispositifs médicaux du service
- Assuré la traçabilité complète dans le dossier de soins informatisé
- Assuré la prise en charge de 28 patients par secteur en médecine polyvalente
- Encadré 12 étudiants infirmiers en stage sur trois années
- Participé à la rédaction du protocole de service sur la prévention des chutes
- Géré les urgences vitales du secteur, avec vérification hebdomadaire du chariot d'urgence
- Assuré la surveillance de patients ventilés en réanimation, avec gestion des amines
- Contribué au déploiement du dossier de soins informatisé sur l'ensemble de l'unité
Les compétences à faire figurer
Compétences métier
- Pose et surveillance de perfusions et de voies veineuses
- Préparation et administration de traitements
- Surveillance des constantes et des paramètres vitaux
- Pansements complexes et soins de plaies
- Prélèvements sanguins et hémocultures
- Gestion des urgences vitales et chariot d'urgence
- Traçabilité et dossier de soins informatisé
Savoir-être
- Priorisation dans un service sous tension
- Encadrement des aides-soignants et des étudiants
- Communication avec les familles en situation difficile
- Rigueur sur le circuit du médicament
Logiciels et outils
- DxCare
- Orbis
- Easily
- Millenium
- Titan
- Dossier de soins informatisé
Les mots que cherchent les logiciels de tri
Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.
- infirmier
- infirmière diplômée d'État
- IDE
- RPPS
- perfusion
- pansement
- urgences
- gériatrie
- bloc opératoire
- dossier de soins
- circuit du médicament
Rédiger votre CV infirmier : la méthode, étape par étape
L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier
Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail, et le numéro RPPS. Sous le nom, l'intitulé exact : « Infirmière diplômée d'État — médecine polyvalente et gériatrie ». La spécialité compte autant que le diplôme, parce que le recrutement se fait par service.
Ajoutez le rythme accepté — 12 heures, nuits, week-ends, roulement — et votre mobilité. Ce sont des données de planning, donc des données de décision.
L'accroche : trois lignes qui situent votre profil
Trois lignes : diplôme, services fréquentés, taille des secteurs tenus, disponibilité. « Infirmière diplômée d'État, 6 ans en médecine polyvalente et gériatrie, secteurs de 28 lits, disponible en 12 h » suffit à situer votre niveau d'exercice.
Les expériences : des résultats, pas des tâches
Par poste : l'établissement, le service, le nombre de lits, la période, le type de roulement. Puis trois puces sur les prises en charge, les gestes techniques et vos responsabilités transverses.
Chiffrez le secteur : nombre de patients, nombre de lits, ratio d'encadrement. C'est la mesure que le cadre de santé utilise pour évaluer si vous tiendrez son unité.
Mettez en avant l'encadrement — étudiants, aides-soignants, nouveaux arrivants — et la participation aux protocoles. Ce sont les marqueurs d'une infirmière qui fait plus que tenir son planning.
Un mot sur les gestes techniques, qui font hésiter beaucoup de candidats. Les lister tous ressemble à un catalogue et n'apprend rien : tout infirmier pose une perfusion. Ne citez que ceux qui situent votre niveau ou votre service — voie veineuse centrale, chambre implantable, ventilation non invasive, dialyse, chimiothérapie, prélèvements artériels, pansements complexes. Trois ou quatre suffisent à dire d'où vous venez.
Si vous avez travaillé en intérim ou en remplacement, regroupez par agence et donnez le nombre de services et d'établissements traversés plutôt qu'une ligne par mission. « 11 missions, 6 services, 3 établissements en un an » démontre une capacité de prise de poste que personne d'autre ne peut revendiquer, et supprime au passage l'impression de dispersion.
Les compétences : celles que le logiciel cherche
Séparez les gestes techniques des responsabilités organisationnelles. Nommez le dossier de soins informatisé que vous avez utilisé — DxCare, Orbis, Easily, Millenium : un établissement qui tourne sur le même logiciel voit une prise de poste plus rapide.
Indiquez l'AFGSU 2 avec sa date de recyclage, ainsi que les formations spécialisées. Une compétence non datée est une compétence qu'on suppose ancienne.
Séparez ce qui relève du soin, ce qui relève de l'organisation et ce qui relève des outils. Le soin d'abord — les gestes et les prises en charge propres à vos services. L'organisation ensuite : gestion d'un secteur, priorisation, transmissions, encadrement d'étudiants, participation aux protocoles. Les outils enfin : dossier patient informatisé utilisé, logiciel de prescription, matériel spécifique.
Le nom du logiciel n'est pas un détail. Un service qui tourne sous le même dossier patient que votre précédent poste vous voit opérationnel dès la première journée, et cela s'écrit en trois mots.
La formation et les certifications
Le diplôme d'État en premier, avec l'IFSI et l'année. Ensuite les formations continues et les diplômes universitaires, datés : plaies et cicatrisation, douleur, soins palliatifs, éducation thérapeutique, hygiène hospitalière.
Si vous préparez une spécialisation — IADE, IBODE, puéricultrice, IPA — indiquez-la avec son échéance : elle change la nature du poste et les établissements financent souvent ces parcours.
Ajoutez les formations continues, datées, et triées : celles qui éclairent votre pratique plutôt que toutes celles que vous avez suivies. L'AFGSU 2 et son recyclage sont attendus. Le reste — douleur, plaies et cicatrisation, soins palliatifs, éducation thérapeutique, tutorat — dit quelque chose de votre orientation professionnelle.
Si vous préparez une spécialisation, un master de pratique avancée ou le concours de cadre, indiquez-le avec l'échéance. Beaucoup d'établissements financent ces parcours et préfèrent recruter quelqu'un qui veut construire quelque chose chez eux plutôt que quelqu'un qui remplit un poste.
La mise en page : ce qui passe les filtres
Sobriété et lisibilité : une colonne, pas d'effets. Faites figurer le diplôme d'État et le numéro professionnel s'il existe dès le haut du CV. Nommez les services fréquentés (gériatrie, urgences, bloc) — c'est par là que le cadre de santé lit votre parcours.
La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien
Vérifiez l'intitulé exact de votre diplôme et sa date d'obtention. Contrôlez les noms d'établissements et de services. Dans un secteur réglementé, une approximation sur le diplôme fait douter du reste du CV — c'est la vérification la plus rentable que vous puissiez faire.
Les erreurs qui coûtent un entretien
Omettre le numéro RPPS
Les infirmiers y sont inscrits, et c'est la première vérification du service des ressources humaines. L'indiquer évite un aller-retour et signale un candidat qui connaît les usages du secteur.
Écrire « service hospitalier » sans le nommer
Médecine, chirurgie, réanimation, urgences, bloc, psychiatrie, gériatrie, SSR : ce sont des métiers différents sous un même diplôme. Le cadre recrute pour une unité précise et cherche une correspondance directe.
Négliger les protocoles et les projets de service
Participer à un protocole, encadrer des étudiants, être référent douleur ou hygiène : ce sont les éléments qui distinguent deux CV de six ans. Ils disent que vous vous investissez au-delà du planning.
Taire le rythme accepté
Journées de 12 heures, nuits, week-ends, roulement : c'est la contrainte qui structure une équipe soignante. Un CV qui répond d'avance à cette question fait gagner un appel au cadre de santé.
Questions fréquentes
- Faut-il indiquer son numéro RPPS sur le CV ?
- Oui. Les infirmiers sont inscrits au répertoire partagé des professionnels de santé, et ce numéro est vérifié à l'embauche. Le faire figurer sous l'en-tête est une pratique courante et bien vue. Si vous venez d'être diplômé et attendez votre inscription, mentionnez la date d'obtention du diplôme.
- Comment présenter des expériences en intérim médical ?
- Regroupez par agence et par type de service, en indiquant le nombre de missions et les établissements types plutôt que chaque contrat. Ajoutez le nombre de services différents fréquentés : dans ce métier, savoir prendre un poste en une matinée est une compétence réelle, et elle se valorise mal si elle est noyée dans une liste.
- Le CV d'un infirmier libéral est-il différent ?
- Oui. En libéral, ce qui compte est la file active, la nature des soins réalisés à domicile, la zone couverte et l'expérience de la gestion administrative — facturation, télétransmission, relation avec les prescripteurs. Un CV libéral se rapproche davantage d'une présentation d'activité que d'une candidature classique.
- Faut-il mentionner les formations spécialisées ?
- Systématiquement, avec leurs dates : AFGSU 2, plaies et cicatrisation, douleur, soins palliatifs, hygiène, éducation thérapeutique. Ce sont des qualifications qui ouvrent des postes de référent et qui, dans un CV, distinguent immédiatement un profil.
- Une page ou deux pages ?
- Une page jusqu'à cinq ans, deux au-delà si vous avez fréquenté plusieurs services. Gardez le diplôme, le RPPS et les services en première page : c'est ce que le cadre lit, et souvent tout ce qu'il lit avant de décider de vous appeler.
- Faut-il ranger les services par ordre chronologique ou par pertinence ?
- Chronologique inverse, comme partout, mais en remontant en tête de chaque poste le service et sa spécialité. Le cadre de santé lit d'abord les intitulés de service : s'il trouve le sien dans les deux premières lignes, il continue. Si vous avez traversé un service qui correspond exactement au poste visé mais qui date un peu, mentionnez-le dans l'accroche pour qu'il ne soit pas manqué.
- Combien de temps faut-il rester dans un service ?
- Il n'y a pas de règle, mais il y a une lecture. Moins d'un an répété sur plusieurs postes fait poser la question ; deux à trois ans par service est le rythme le plus courant et le mieux perçu. Si vous avez changé souvent pour de bonnes raisons — mobilité du conjoint, spécialisation recherchée, fermeture de service —, une demi-ligne suffit à couper court aux suppositions.
- Un jeune diplômé doit-il détailler ses stages ?
- Oui, et précisément. En sortie d'institut, les stages sont votre seule expérience : nommez le service, l'établissement, la durée et les actes réellement pratiqués. Un stage de dix semaines en réanimation avec surveillance de patients ventilés est une information, pas une ligne de remplissage. Gardez les quatre ou cinq plus significatifs et laissez tomber les autres.
- Que faire après une interruption de plusieurs années ?
- La dire, brièvement, et montrer ce qui a été fait pour reprendre. Un congé parental, une expatriation ou une reconversion abandonnée ne disqualifient personne dans un métier en tension permanente. Ce qui inquiète, c'est le silence. Mentionnez une formation de réactualisation des connaissances si vous en avez suivi une, ou votre disponibilité pour un tutorat à la reprise.
- Faut-il adapter son CV à chaque service visé ?
- Adapter, oui ; réécrire, non. Le socle reste le même et seules les trois premières lignes changent : l'intitulé sous le nom, l'accroche, et l'ordre des puces du poste le plus récent. Un cadre de réanimation et un cadre de gériatrie ne cherchent pas les mêmes gestes ni la même endurance. Un CV visiblement écrit pour le service qu'on propose est lu avec une attention que le CV générique n'obtient jamais.
- Les formations continues méritent-elles une place ?
- Oui, à condition d'être datées et triées. AFGSU 2 et son recyclage sont attendus et leur absence se remarque. Ajoutez ensuite ce qui éclaire votre pratique : douleur, plaies et cicatrisation, soins palliatifs, hypnose, éducation thérapeutique, tutorat d'étudiants. En revanche, une liste de dix formations non datées produit l'effet inverse — elle donne l'impression d'un remplissage plutôt que d'un parcours.
Après quelques années : évolutions et passerelles
Le diplôme d'État est un socle, pas un plafond. Trois spécialisations se préparent après quelques années d'exercice et changent nettement le métier comme la rémunération : infirmier de bloc opératoire, infirmier anesthésiste et puéricultrice. Les deux premières passent par un concours et durent respectivement dix-huit et vingt-quatre mois ; elles sont souvent financées par l'employeur, qui manque cruellement de ces profils.
L'infirmier en pratique avancée est la voie la plus récente. Un master en deux ans, accessible après trois ans d'exercice, qui autorise le suivi de patients chroniques, le renouvellement de certaines prescriptions et une autonomie de décision élargie. Le nombre de postes progresse vite, en établissement comme en maison de santé pluriprofessionnelle.
Les fonctions d'encadrement forment l'autre trajectoire : infirmier coordinateur en EHPAD ou à domicile, puis cadre de santé après l'institut de formation. Ce sont des postes de gestion d'équipe, de planning et de qualité, où l'expérience du terrain reste l'atout principal — un cadre qui a fait dix ans de service est écouté autrement.
Les fonctions dites transversales méritent d'être connues, parce qu'elles n'obligent pas à quitter le service : référent douleur, hygiène, plaies et cicatrisation, éducation thérapeutique. Elles se préparent par des formations courtes, se traduisent par une reconnaissance concrète, et se citent très bien sur un CV parce qu'elles prouvent un engagement au-delà du poste.
Sur la rémunération enfin, l'écart entre le début et la suite tient autant aux primes qu'à l'ancienneté : nuit, dimanche et jours fériés, prime de spécialité, indemnités du Ségur. Deux infirmiers au même échelon peuvent avoir plusieurs centaines d'euros d'écart selon leur rythme de travail. Ce que vous acceptez se négocie, donc s'écrit.
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Soins, aide à la personne, paramédical : des métiers réglementés, où le diplôme d'État et les services fréquentés structurent la lecture du CV.
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