Exemples de CVInformatique & numérique
Exemple de CV technicien informatique
Le support informatique est un métier qui se mesure, et c'est une chance pour un CV. Tickets traités, taux de résolution au premier niveau, délai moyen, taille du parc : ces chiffres existent dans tous les outils de ticketing et presque personne ne les met. Un responsable qui les trouve sait immédiatement à qui il a affaire, et il n'aura pas cette information des autres candidats.
Aussi appelé : Technicien support, Technicien helpdesk, Technicien de proximité, Technicien systèmes et réseaux.
Les repères du métier
- Salaire en début de carrière
- 1 950 € brut / mois
- Après quelques années
- 2 500 € brut / mois
- Formation d'accès
- BTS SIO ou services informatiques, titre professionnel de technicien supérieur systèmes et réseaux, ou autodidaxie avec certifications
- État du marché
- Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter
Source : Fourchettes observées sur les offres françaises en infogérance, en support interne et en ESN, brut mensuel hors astreintes et hors variable. Relevé en 2026-08.
Le même CV en version texte
À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.
Version texte, prête à coller
Anthony Delcourt Technicien support niveau 2 — parc de 900 postes Orléans, France | anthony.delcourt@email.fr | 06 74 12 58 30 PROFIL ------ Technicien support depuis 5 ans sur un parc de 900 postes, environ 25 tickets traités par jour avec 78 % de résolution au niveau 1. Active Directory, Microsoft 365 et GLPI au quotidien, support à distance et en proximité sur trois sites. Délai moyen de résolution ramené de 6 h à 3 h 30 en un an. Astreinte acceptée. EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE -------------------------- Technicien support niveau 2 — Groupe Centre Distribution — 900 postes, 3 sites — Orléans (sept. 2021 – aujourd'hui) - Traité environ 25 tickets par jour avec 78 % de résolution au premier niveau - Réduit le délai moyen de résolution de 6 heures à 3 h 30 en un an - Administré Active Directory : comptes, groupes et stratégies - Rédigé 18 procédures reprises dans la base de connaissance du service Technicien de proximité — Loiret Infogérance — 12 clients PME — Saran (juin 2019 – août 2021) - Installation, masterisation et dépannage sur douze environnements clients différents - Petites administrations serveur et gestion des sauvegardes - Documenté les infrastructures clientes, qui ne l'étaient pas à mon arrivée Technicien helpdesk niveau 1 — Centre de services Val de Loire — Orléans (janv. 2018 – mai 2019) - Qualification et traitement de 40 appels par jour sur un plateau de support - Escalade documentée vers le niveau 2 avec compte rendu systématique FORMATION --------- Certification Microsoft — administration des identités et de l'accès — Formation en ligne certifiante — Orléans (janv. 2024 – avr. 2024) BTS Services informatiques aux organisations — Lycée Benjamin Franklin — Orléans (sept. 2016 – juin 2018) COMPÉTENCES ----------- Support niveau 1 et 2, distant et proximité, Active Directory, GPO et Microsoft 365, Masterisation et déploiement de postes, Réseau : VLAN, DHCP, DNS, dépannage de connectivité, GLPI, TeamViewer, Intune, Rédaction de procédures et astreinte LANGUES ------- Français (Langue maternelle), Anglais (Intermédiaire)
Des accroches à adapter
Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.
- Technicien support depuis 5 ans sur un parc de 900 postes, environ 25 tickets traités par jour avec 78 % de résolution au niveau 1. Active Directory, Microsoft 365 et GLPI au quotidien. Support à distance et en proximité, sur trois sites.
- Technicien de proximité en infogérance, 3 ans sur un portefeuille de 12 clients PME. Installation, masterisation, dépannage et petites administrations serveur. Habitué à passer d'un environnement à l'autre et à documenter ce que je trouve.
- Technicien systèmes et réseaux, 4 ans en support interne d'un site industriel de 400 utilisateurs. Postes, serveurs, réseau et téléphonie. Astreinte une semaine sur trois acceptée. Certification Microsoft en cours.
Des missions déjà chiffrées
Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.
- Traité environ 25 tickets par jour sur un parc de 900 postes
- Atteint 78 % de résolution au premier niveau, au-dessus de l'objectif du service
- Installé et masterisé les postes de travail lors du renouvellement du parc
- Administré Active Directory : création de comptes, groupes et stratégies
- Assuré le support à distance et en proximité sur trois sites
- Diagnostiqué et remplacé les composants défaillants sur les postes et portables
- Géré les boîtes aux lettres et les droits sous Microsoft 365
- Dépanné les problèmes de connectivité réseau et de configuration VLAN
- Vérifié les sauvegardes quotidiennes et réalisé des restaurations sur demande
- Rédigé 18 procédures reprises dans la base de connaissance du service
- Accompagné le déploiement d'un nouvel outil auprès de 400 utilisateurs
- Géré le stock de matériel et les commandes de renouvellement
- Formé les nouveaux arrivants du service sur leur premier mois
- Tenu l'astreinte une semaine sur trois, avec interventions hors horaires
- Réduit le délai moyen de résolution de 6 heures à 3 h 30 en un an
- Assuré le suivi des incidents escaladés jusqu'à leur clôture
- Participé à la migration de 200 postes vers une nouvelle version système
- Géré la téléphonie fixe et mobile du site, attributions et dépannages
- Documenté l'inventaire du parc et fiabilisé les données de GLPI
- Expliqué à des utilisateurs non techniques la cause d'un incident récurrent
Les compétences à faire figurer
Compétences métier
- Support de niveau 1 et 2, à distance et en proximité
- Installation et masterisation de postes de travail
- Administration Active Directory : comptes, groupes, GPO
- Diagnostic matériel et remplacement de composants
- Gestion de la messagerie et des environnements bureautiques
- Réseau : câblage, VLAN, DHCP, DNS, dépannage de connectivité
- Sauvegardes, restaurations et gestion des droits
- Rédaction de procédures et alimentation de la base de connaissance
Savoir-être
- Pédagogie avec un utilisateur qui n'y comprend rien
- Calme face à quelqu'un dont le travail est bloqué
- Priorisation entre l'urgent et l'important
- Rigueur dans la traçabilité des interventions
- Autonomie sur un site sans collègue technique
Logiciels et outils
- Outils de ticketing : GLPI, ServiceNow, Zendesk
- Windows Server, Active Directory, Microsoft 365
- Prise en main à distance : TeamViewer, AnyDesk, Intune
- Outils de masterisation et de déploiement
Les mots que cherchent les logiciels de tri
Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.
- technicien informatique
- support informatique
- helpdesk
- niveau 1
- niveau 2
- Active Directory
- GLPI
- Microsoft 365
- masterisation
- parc informatique
- ticketing
Rédiger votre CV technicien informatique : la méthode, étape par étape
L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier
Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail. Sous le nom, l'intitulé et le calibre : « Technicien support niveau 2 — parc de 900 postes, Active Directory et Microsoft 365 ». La taille du parc situe le poste immédiatement.
Ajoutez le permis et la mobilité si le poste comporte de la proximité multi-sites, ainsi que l'acceptation de l'astreinte.
L'accroche : trois lignes qui situent votre profil
Trois lignes : ancienneté et cadre — infogérance, support interne, ESN —, taille du parc et volume de tickets, un indicateur. Le taux de résolution au premier niveau est celui qui parle le plus à un responsable de service.
Si vous visez l'administration systèmes ou une spécialisation, dites-le. Les employeurs recrutent aussi sur la trajectoire, et un technicien qui veut monter est un investissement plutôt qu'un coût.
Les expériences : des résultats, pas des tâches
Par poste : l'entreprise, le cadre, la taille du parc et le nombre d'utilisateurs, le périmètre technique, la période. Puis deux ou trois puces chiffrées.
Les chiffres du métier : tickets par jour, taux de résolution, délai moyen, nombre de sites, nombre de postes déployés lors d'un renouvellement. Ajoutez ce que vous avez amélioré — un délai réduit, un inventaire fiabilisé, une procédure qui a supprimé un incident récurrent.
Mentionnez les projets : migration, déploiement, renouvellement de parc, changement d'outil. Ils montrent que vous savez travailler autrement qu'en réaction, ce qui est exactement le pas suivant.
Les compétences : celles que le logiciel cherche
Deux niveaux plutôt qu'une liste. Ce que vous administrez au quotidien, avec les années ; ce que vous avez pratiqué sans en faire votre cœur. Puis les outils : ticketing, prise en main à distance, masterisation, avec leurs noms exacts.
Ajoutez une ligne sur la documentation et la relation utilisateur. Un technicien qui écrit ses procédures fait gagner du temps à toute l'équipe, et c'est rarement revendiqué.
La formation et les certifications
Le diplôme, l'établissement, l'année. Si vous êtes autodidacte ou en reconversion, remplacez-le par les certifications et la formation suivie, avec les dates.
Dans ce métier, la question implicite du recruteur est « qu'avez-vous appris récemment ? ». Répondez-y explicitement : certification obtenue, technologie mise en production, laboratoire personnel. C'est ce qui distingue un technicien qui progresse d'un technicien qui reproduit.
La mise en page : ce qui passe les filtres
Une colonne, technologies regroupées par famille, deux pages tolérées au-delà de cinq ans d'expérience. Bannissez les jauges de compétences en étoiles : elles ne veulent rien dire pour un recruteur technique et disparaissent à l'extraction. Un lien vers votre dépôt ou votre portfolio vaut mieux qu'un paragraphe d'auto-évaluation.
La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien
Vérifiez l'orthographe exacte des technologies (PostgreSQL, Kubernetes, TypeScript) : un recruteur technique le remarque immédiatement. Assurez-vous que les liens fonctionnent et sont publics. Et retirez les technologies que vous ne sauriez pas défendre trente secondes en entretien.
Les erreurs qui coûtent un entretien
Ne donner aucun indicateur
Tickets par jour, taux de résolution au niveau 1, délai moyen, taille du parc, nombre d'utilisateurs : ces chiffres sont dans votre outil de ticketing et personne ne les reprend. Un responsable qui les trouve sur un CV sait à qui il a affaire, et il n'aura pas cette information ailleurs.
Confondre niveau 1 et niveau 2
Le niveau 1 qualifie, applique une procédure et escalade ; le niveau 2 diagnostique, administre et résout ce que le premier n'a pas su faire. Ce sont deux postes et deux grilles. Dites précisément ce que vous faites, et sur quelles technologies.
Empiler les technologies
Une liste de vingt lignes dilue les cinq que vous maîtrisez et rend l'entretien technique risqué, parce que le recruteur piochera dedans. Hiérarchisez : ce que vous administrez au quotidien, puis ce que vous avez pratiqué. Cette distinction est en elle-même un signal de sérieux.
Oublier la relation utilisateur
La moitié du métier consiste à parler à quelqu'un dont le travail est bloqué et qui n'a pas le vocabulaire. Savoir expliquer sans condescendance, rassurer, tenir un engagement de rappel : c'est une compétence réelle, rarement écrite, et c'est souvent elle qui départage deux profils techniquement équivalents.
Questions fréquentes
- Faut-il un diplôme pour entrer dans le support ?
- Non, c'est l'une des portes les plus ouvertes du secteur informatique. Le BTS SIO et les titres professionnels facilitent l'entrée, mais beaucoup de techniciens sont autodidactes ou reconvertis. Ce qui décide, c'est la capacité à diagnostiquer méthodiquement et à parler à un utilisateur. Une certification et un parc personnel bien documenté compensent largement l'absence de diplôme.
- Infogérance ou support interne : que choisir ?
- L'infogérance expose à de nombreux environnements en peu de temps et forme très vite ; le rythme y est soutenu et la relation client permanente. Le support interne offre une connaissance profonde d'un système et des utilisateurs qu'on retrouve chaque jour, avec plus de stabilité. Beaucoup de parcours commencent par l'infogérance et se poursuivent en interne.
- Les certifications valent-elles l'investissement ?
- Certaines, oui, et elles se remarquent : les certifications Microsoft sur l'administration et la messagerie, les fondamentaux réseau, et de plus en plus le cloud. Elles compensent un manque de diplôme et prouvent une démarche d'apprentissage autonome. Citez-les avec l'année, et seulement celles que vous pouvez défendre.
- Comment évoluer depuis le support ?
- Trois directions principales. L'administration systèmes et réseaux, qui prolonge naturellement le niveau 2. La spécialisation — cybersécurité, cloud, réseau, virtualisation — qui se prépare par des certifications. Et l'encadrement, vers le poste de responsable support ou de chef d'équipe. Faites apparaître sur votre CV ce que vous faites déjà dans la direction visée.
- Faut-il mentionner l'astreinte ?
- Oui, c'est un avantage. Beaucoup de candidats la refusent, ce qui rend précieux ceux qui l'acceptent. Précisez le rythme tenu et le fait d'être intervenu seul hors horaires. Cela démontre une autonomie que rien d'autre ne prouve aussi directement.
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