Exemples de CVInformatique & numérique
Exemple de CV data analyst
Le data analyst est jugé sur une chose que peu de CV démontrent : la décision qui a suivi l'analyse. Produire un tableau de bord est facile ; faire qu'il change une politique tarifaire, un plan de production ou une campagne, beaucoup moins. Nommez SQL et votre outil de visualisation, puis racontez ce que vos analyses ont fait bouger — c'est ce qui sépare un producteur de graphiques d'un analyste.
Aussi appelé : Analyste de données, Chargé d'études statistiques, Business analyst data, Analyste décisionnel.
Les repères du métier
- Salaire en début de carrière
- 2 700 € brut / mois
- Après quelques années
- 3 600 € brut / mois
- Formation d'accès
- Master en statistiques, économétrie, informatique décisionnelle ou école d'ingénieur ; les reconversions certifiantes sont fréquentes
- État du marché
- Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter
Source : Fourchettes observées sur les offres françaises en entreprise, en cabinet et en ESN, brut mensuel hors variable et hors participation. Relevé en 2026-08.
Le même CV en version texte
À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.
Version texte, prête à coller
Inès Vasseur Data analyst — e-commerce, SQL et Power BI Lille, France | ines.vasseur@email.fr | 06 88 41 07 25 PROFIL ------ Data analyst depuis 4 ans en e-commerce, SQL et Power BI au quotidien. Douze tableaux de bord suivis par le comité de direction et une analyse du parcours d'achat ayant conduit à la refonte du tunnel de paiement. Python pour les analyses ponctuelles. Hybride, deux jours sur site. EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE -------------------------- Data analyst — Plateforme e-commerce Nordé — Lille (mars 2022 – aujourd'hui) - Construit et maintenu 12 tableaux de bord suivis par la direction - Analysé le parcours d'achat, conduisant à une refonte du tunnel de paiement - Détecté et corrigé des anomalies de collecte affectant 8 % des transactions - Documenté le dictionnaire de données de l'entreprise, inexistant à mon arrivée Analyste décisionnel — Groupe industriel Hainaut Plastiques — Valenciennes (sept. 2020 – févr. 2022) - Automatisé un reporting hebdomadaire, de deux jours de production à trente minutes - Analysé les causes de rebut en production et identifié deux facteurs dominants - Formé six utilisateurs métier à l'outil de visualisation en autonomie Chargée d'études statistiques (alternance) — Observatoire régional de l'emploi — Lille (sept. 2018 – juin 2020) - Traitement et analyse d'enquêtes sur l'insertion professionnelle - Rédaction de notes d'analyse publiées et présentées en comité FORMATION --------- Master Statistiques et économétrie — Université de Lille — Lille (sept. 2018 – juin 2020) Licence Mathématiques appliquées et sciences sociales — Université de Lille — Lille (sept. 2015 – juin 2018) COMPÉTENCES ----------- SQL avancé : PostgreSQL et BigQuery (4 ans), Power BI : modélisation et tableaux de bord (4 ans), Python : pandas, analyse et automatisation, Statistiques descriptives et tests d'hypothèses, Qualité des données et réconciliation de sources, Restitution en comité de direction LANGUES ------- Français (Langue maternelle), Anglais (Courant)
Des accroches à adapter
Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.
- Data analyst depuis 4 ans en e-commerce, SQL et Power BI au quotidien. Tableaux de bord suivis par le comité de direction, analyse du parcours d'achat ayant conduit à une refonte du tunnel de paiement. Python pour les analyses ponctuelles.
- Analyste de données en industrie, 3 ans sur les données de production et de qualité. Modélisation, automatisation de reportings et analyse des causes de rebut. J'ai fait passer un reporting hebdomadaire de deux jours de production à une demi-heure.
- Data analyst reconverti après six ans en contrôle de gestion. Master en statistiques appliquées obtenu en formation continue. Je connais les questions que se pose un directeur financier, et je sais maintenant y répondre avec les données plutôt qu'avec des extractions Excel.
Des missions déjà chiffrées
Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.
- Construit et maintenu 12 tableaux de bord suivis par la direction
- Écrit des requêtes SQL complexes sur un entrepôt de plusieurs téraoctets
- Analysé le parcours d'achat, conduisant à une refonte du tunnel de paiement
- Automatisé un reporting hebdomadaire, de deux jours de production à trente minutes
- Modélisé les tables analytiques du domaine commercial avec l'équipe data
- Détecté et corrigé des anomalies de collecte affectant 8 % des transactions
- Réalisé des analyses ad hoc à la demande des directions métier
- Présenté les résultats en comité de direction, devant des interlocuteurs non techniques
- Défini et documenté les indicateurs clés avec les responsables métier
- Mené une analyse de cohortes sur la rétention client sur 24 mois
- Réconcilié les données de trois systèmes sources aux définitions divergentes
- Formé six utilisateurs métier à l'outil de visualisation en autonomie
- Mesuré l'effet d'un test A/B et conclu à l'absence d'effet significatif
- Documenté le dictionnaire de données de l'entreprise, inexistant à mon arrivée
- Analysé les causes de rebut en production et identifié deux facteurs dominants
- Construit un modèle de segmentation client utilisé par le marketing
- Optimisé des requêtes lentes, temps de rafraîchissement divisé par cinq
- Participé à la migration de l'entrepôt de données vers une nouvelle plateforme
- Alerté sur une conclusion que les données ne permettaient pas de soutenir
- Rédigé les notes d'analyse accompagnant chaque tableau de bord livré
Les compétences à faire figurer
Compétences métier
- SQL : requêtes complexes, jointures, fenêtrage, optimisation
- Modélisation de données et conception de tables analytiques
- Visualisation : construction de tableaux de bord exploitables
- Python ou R pour le traitement et l'analyse
- Statistiques descriptives et tests d'hypothèses
- Qualité des données : détection d'anomalies, réconciliation
- Automatisation de reportings récurrents
- Traduction d'un besoin métier en question analysable
Savoir-être
- Curiosité pour le métier qu'on analyse, pas seulement pour la donnée
- Esprit critique sur ses propres résultats
- Pédagogie devant un comité qui ne lit pas un graphique
- Rigueur sur des chiffres qui vont servir à décider
- Capacité à dire qu'une donnée ne permet pas de conclure
Logiciels et outils
- SQL : PostgreSQL, BigQuery, Snowflake, SQL Server
- Power BI, Tableau, Looker, Metabase
- Python : pandas, matplotlib ; ou R
- dbt, Airflow pour la transformation et l'orchestration
- Excel avancé et tableaux croisés
Les mots que cherchent les logiciels de tri
Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.
- data analyst
- SQL
- Power BI
- Tableau
- Python
- tableau de bord
- KPI
- modélisation
- analyse de données
- reporting
- qualité des données
Rédiger votre CV data analyst : la méthode, étape par étape
L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier
Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail, profil professionnel et éventuellement dépôt de code. Sous le nom, l'intitulé, le domaine et les outils : « Data analyst — e-commerce, SQL et Power BI ». Le domaine compte autant que la technique.
Indiquez votre position sur le télétravail. C'est un critère de choix des deux côtés dans ce métier, et le préciser évite des entretiens inutiles.
L'accroche : trois lignes qui situent votre profil
Trois lignes : ancienneté et domaine, outils principaux, un résultat. Le résultat est le cœur : une décision prise à partir de votre analyse, un processus modifié, un temps de production divisé. Sans lui, l'accroche ressemble à toutes les autres.
Si vous êtes en reconversion, dites-le franchement et nommez ce que votre métier précédent vous apporte. C'est un avantage, pas une faiblesse à masquer.
Les expériences : des résultats, pas des tâches
Par poste : l'entreprise, son secteur, le périmètre analysé, la taille de l'équipe data, la période. Puis deux ou trois puces qui vont du problème au résultat.
Le format qui fonctionne : la question posée, ce que vous avez construit, ce qui en a découlé. « Analysé le parcours d'achat sur 18 mois, conduisant à une refonte du tunnel de paiement » est complet en une ligne. Ajoutez les volumes quand ils situent l'échelle : lignes traitées, utilisateurs des tableaux de bord, nombre d'indicateurs suivis.
Mentionnez les travaux ingrats — qualité, réconciliation, dictionnaire de données. Ils sont rarement revendiqués et toujours nécessaires.
Les compétences : celles que le logiciel cherche
Deux niveaux. Ce que vous pratiquez au quotidien, avec les années ; ce que vous avez croisé. Organisez ensuite par famille : bases et requêtage, visualisation, langages d'analyse, transformation et orchestration.
Ajoutez les domaines métier maîtrisés et une ligne sur la restitution : présenter en comité, former des utilisateurs, documenter. Un analyste dont les tableaux sont utilisés vaut deux analystes dont les tableaux sont justes.
La formation et les certifications
Le diplôme, l'établissement, l'année. Si vous venez d'une reconversion, faites apparaître la formation certifiante et sa durée, puis les premiers projets livrés.
Ajoutez les certifications et formations récentes : outil de visualisation, plateforme cloud de données, statistiques. Dans un domaine où les outils changent vite, la question implicite est ce que vous avez appris ces deux dernières années.
La mise en page : ce qui passe les filtres
Une colonne, technologies regroupées par famille, deux pages tolérées au-delà de cinq ans d'expérience. Bannissez les jauges de compétences en étoiles : elles ne veulent rien dire pour un recruteur technique et disparaissent à l'extraction. Un lien vers votre dépôt ou votre portfolio vaut mieux qu'un paragraphe d'auto-évaluation.
La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien
Vérifiez l'orthographe exacte des technologies (PostgreSQL, Kubernetes, TypeScript) : un recruteur technique le remarque immédiatement. Assurez-vous que les liens fonctionnent et sont publics. Et retirez les technologies que vous ne sauriez pas défendre trente secondes en entretien.
Les erreurs qui coûtent un entretien
Décrire des outils au lieu de résultats
« Maîtrise de Power BI et SQL » ne dit rien : tous les candidats l'écrivent. Ce qui distingue, c'est ce qui a changé après votre analyse — une décision prise, un processus modifié, un coût réduit, une erreur détectée. Un résultat par poste suffit à faire basculer la lecture.
Empiler les technologies
Une liste de quinze outils dilue les quatre que vous maîtrisez et rend l'entretien technique dangereux. Hiérarchisez : ce que vous utilisez tous les jours, avec les années, puis ce que vous avez croisé. Cette honnêteté se remarque, dans un domaine où l'exagération est fréquente.
Ignorer le métier analysé
Un data analyst qui ne comprend pas le métier produit des chiffres justes et inutiles. Nommez les domaines que vous connaissez — commerce, production, finance, marketing, logistique — et ce que vous en avez appris. C'est souvent ce qui décide entre deux profils techniquement équivalents.
Passer la qualité des données sous silence
C'est la moitié du travail réel et personne n'en parle sur son CV. Détecter une anomalie de collecte, réconcilier des définitions divergentes, documenter un dictionnaire de données : ces tâches ingrates sont exactement celles dont les entreprises souffrent. Les revendiquer vous distingue immédiatement.
Questions fréquentes
- Faut-il savoir programmer ?
- SQL est indispensable et non négociable : c'est le langage du métier. Python ou R sont attendus dès qu'on sort du reporting pur, pour le traitement, la statistique et l'automatisation. En revanche, on n'attend pas d'un data analyst le niveau d'un développeur : ce qu'on attend, c'est un code lisible, reproductible et documenté.
- Quelle différence avec un data scientist ?
- L'analyste répond à des questions sur ce qui s'est passé et pourquoi, avec des données existantes et des méthodes descriptives. Le scientist construit des modèles qui prédisent ou décident, avec de l'apprentissage automatique. En pratique la frontière est poreuse et les intitulés varient d'une entreprise à l'autre : décrivez ce que vous faites plutôt que de vous fier au titre.
- Une reconversion est-elle réaliste ?
- Oui, et elle est fréquente, notamment depuis le contrôle de gestion, le marketing, l'actuariat ou la recherche. L'atout du reconverti est la connaissance du métier, qui manque cruellement aux profils purement techniques. Montrez la chronologie complète : métier précédent, formation, premiers projets livrés. Un portfolio de deux ou trois analyses réelles vaut plus qu'une liste de cours suivis.
- Faut-il un portfolio ?
- Il aide beaucoup, surtout sans expérience professionnelle du domaine. Deux ou trois analyses menées de bout en bout sur des données publiques, avec la question posée, la méthode, les limites et la conclusion, valent mieux que dix notebooks de tutoriels. Ce qu'on y regarde, c'est votre façon de raisonner, pas votre virtuosité technique.
- Comment présenter une analyse qui n'a rien donné ?
- Comme un résultat, parce que c'en est un. « Test A/B analysé, aucun effet significatif, décision de ne pas déployer » est une contribution réelle : elle a évité une dépense inutile. Savoir conclure à l'absence d'effet, et l'assumer devant des gens qui espéraient autre chose, est un signe de maturité que les recruteurs expérimentés repèrent immédiatement.
Continuer
Tous les exemples — Informatique & numérique
Développement, données, systèmes, support : un secteur où le CV est d'abord lu par un logiciel, puis survolé en quarante secondes par un humain.
Modèles compatibles ATS
Les gabarits qui passent les logiciels de tri sans perdre de contenu.