Exemples de CVBâtiment & travaux publics
Exemple de CV couvreur
La couverture est un métier où l'on ne bluffe pas : le travail est visible depuis la rue et l'erreur se voit à la première pluie. Le chef d'équipe qui lit votre CV veut savoir trois choses — quels matériaux vous posez, si vous faites la zinguerie, et si vos habilitations de travail en hauteur sont à jour. Sans la troisième, il ne peut pas vous mettre sur un toit, quelle que soit votre expérience.
Aussi appelé : Couvreur zingueur, Charpentier couvreur, Étancheur, Couvreur ardoisier.
Les repères du métier
- Salaire en début de carrière
- 1 900 € brut / mois
- Après quelques années
- 2 500 € brut / mois
- Formation d'accès
- CAP Couvreur ou couvreur-zingueur, complété selon les cas d'un BP ou d'un bac pro interventions sur le patrimoine bâti
- État du marché
- Recrutement en tension : les employeurs peinent à recruter
Source : Fourchettes observées sur les offres françaises en entreprise de couverture et de charpente, brut mensuel hors paniers, primes de hauteur et indemnités de trajet. Relevé en 2026-08.
Le même CV en version texte
À coller dans un formulaire de candidature, un e-mail ou un traitement de texte. C'est aussi la forme que lisent le mieux les logiciels de tri.
Version texte, prête à coller
Yann Le Guennec Couvreur zingueur — tuiles, ardoise et zinguerie sur mesure Vannes, France | yann.leguennec@email.fr | 06 46 82 30 51 PROFIL ------ Couvreur zingueur depuis 10 ans, tuiles et ardoises. Réfection complète de toitures, zinguerie sur mesure et pose de fenêtres de toit, environ 30 toitures traitées par an. Trois ans sur du bâti ancien, dont deux bâtiments classés. Habilitations travail en hauteur, harnais et échafaudage à jour. EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE -------------------------- Couvreur zingueur — Couverture Morbihannaise — Vannes (mai 2019 – aujourd'hui) - Réalisé la réfection complète d'environ 30 toitures par an - Fabriqué et posé la zinguerie : gouttières, chéneaux, noues et solins - Diagnostiqué et réparé des fuites sur des toitures anciennes - Assuré la sécurité collective du chantier : garde-corps, filets, points d'ancrage Couvreur ardoisier — bâti ancien — Entreprise Kervern Patrimoine — Auray (sept. 2016 – avr. 2019) - Posé de l'ardoise au clou sur des toitures à forte pente, dont deux bâtiments classés - Réalisé des réfections à l'identique sous contrainte patrimoniale - Contrôlé l'état de la charpente avant repose et signalé les faiblesses Couvreur — Toitures de l'Ouest — Lorient (juil. 2014 – août 2016) - Pose de tuiles mécaniques et écrans de sous-toiture sur maisons individuelles neuves - Pose de fenêtres de toit avec raccordement et étanchéité FORMATION --------- Brevet professionnel Couvreur — CFA du Bâtiment du Morbihan — Vannes (sept. 2012 – juin 2014) CAP Couvreur — CFA du Bâtiment du Morbihan — Vannes (sept. 2010 – juin 2012) COMPÉTENCES ----------- Tuiles mécaniques, canal et plates, Ardoise au crochet et au clou, Zinguerie : gouttières, chéneaux, noues, solins, Diagnostic et réparation de fuites, Habilitations travail en hauteur, harnais et échafaudage (2025), Permis B et E, véhicule de service LANGUES ------- Français (Langue maternelle)
Des accroches à adapter
Trois profils différents, trois accroches. Prenez celle qui vous ressemble et remplacez les faits par les vôtres — recopiée telle quelle, elle ne vous décrira pas.
- Couvreur zingueur depuis 10 ans, tuiles et ardoises. Réfection complète de toitures, zinguerie sur mesure et pose de fenêtres de toit. Environ 30 toitures traitées par an. Habilitations travail en hauteur, port du harnais et échafaudage à jour, permis B et E.
- Couvreur en neuf et en rénovation, 6 ans sur des maisons individuelles et du petit collectif. Pose de tuiles mécaniques et canal, écrans de sous-toiture, isolation en rampant. Habitué au travail en binôme et aux chantiers menés du montage d'échafaudage à la réception.
- Couvreur ardoisier formé au patrimoine, 8 ans dont 3 sur des bâtiments anciens et classés. Ardoise au clou, zinguerie traditionnelle, réfection à l'identique. Je cherche une entreprise qui travaille sur du bâti ancien.
Des missions déjà chiffrées
Les puces d'expérience qui reviennent dans ce métier, écrites comme un recruteur aime les lire : un fait, un chiffre.
- Réalisé la réfection complète d'environ 30 toitures par an
- Posé des tuiles mécaniques, canal et plates selon les régions et les supports
- Posé de l'ardoise au crochet et au clou sur des toitures à forte pente
- Fabriqué et posé la zinguerie : gouttières, chéneaux, noues et solins
- Diagnostiqué et réparé des fuites sur des toitures anciennes
- Posé des fenêtres de toit avec raccordement et étanchéité
- Mis en place des écrans de sous-toiture et assuré la ventilation du comble
- Réalisé l'isolation par l'extérieur en rampant sur des chantiers de rénovation
- Monté, sécurisé et démonté les échafaudages avant et après intervention
- Assuré la sécurité collective du chantier : garde-corps, filets, points d'ancrage
- Effectué le démoussage et l'entretien de toitures en contrat annuel
- Établi les métrés et chiffré des réfections jusqu'à 20 000 euros
- Travaillé en binôme sur des toitures de plus de 200 m²
- Encadré un apprenti sur deux années de CAP
- Évacué et trié les gravats de dépose en respectant les filières
- Coordonné mon intervention avec le charpentier sur les reprises de structure
- Posé des sorties de toiture, souches de cheminée et ventilations
- Contrôlé l'état de la charpente avant repose et signalé les faiblesses
- Assuré des interventions d'urgence après tempête, en sécurisation
- Expliqué au client l'état de sa toiture et les travaux nécessaires
Les compétences à faire figurer
Compétences métier
- Pose de tuiles mécaniques, canal et plates
- Pose d'ardoises au crochet et au clou
- Zinguerie : gouttières, chéneaux, noues, solins
- Réalisation d'écrans de sous-toiture et de ventilation
- Pose de fenêtres de toit et de sorties de toiture
- Isolation par l'extérieur en rampant
- Diagnostic et réparation de fuites
- Démoussage et entretien de couverture
Savoir-être
- Sang-froid et sûreté du geste en hauteur
- Vigilance permanente sur la sécurité, la sienne et celle des autres
- Résistance aux conditions météorologiques
- Autonomie sur un diagnostic de fuite
- Relation correcte avec le client, souvent inquiet
Logiciels et outils
- Lecture de plans de charpente et de couverture
- Applications de suivi de chantier et de métré
Les mots que cherchent les logiciels de tri
Un ATS compare votre CV à l'offre. Ces termes doivent y figurer — mais dans une phrase qui a du sens, jamais en liste posée en bas de page.
- couvreur
- couvreur zingueur
- tuiles
- ardoise
- zinguerie
- gouttière
- travail en hauteur
- échafaudage
- fenêtre de toit
- étanchéité
- CAP couvreur
Rédiger votre CV couvreur : la méthode, étape par étape
L'en-tête : ce que le recruteur lit en premier
Prénom, nom, ville, téléphone, e-mail. Sous le nom, l'intitulé et la spécialité : « Couvreur zingueur — tuiles, ardoise et zinguerie sur mesure ». Les matériaux et la zinguerie sont les deux informations décisives.
Ajoutez les habilitations de hauteur avec leurs dates, le permis et la mobilité. Sur un métier où l'on part du dépôt avec l'échafaudage, un candidat véhiculé et mobile résout un problème quotidien.
L'accroche : trois lignes qui situent votre profil
Trois lignes : ancienneté et matériaux, ce que vous savez faire au-delà de la pose — zinguerie, isolation, fenêtres de toit, diagnostic —, et un volume annuel. Terminez par les habilitations.
Si vous visez le bâti ancien ou au contraire le neuf, dites-le. Ce sont deux marchés avec deux rythmes, et une candidature ciblée passe devant une candidature disponible pour tout.
Les expériences : des résultats, pas des tâches
Par poste : l'entreprise, le type de chantiers, la taille des équipes, la période. Puis deux ou trois puces chiffrées.
Les chiffres du métier : toitures par an, surfaces traitées, mètres linéaires de zinguerie, montant des chantiers chiffrés ou menés seul. Ajoutez la sécurité : une période sans accident, ou la responsabilité du montage d'échafaudage, est une information que le chef d'entreprise lit avant les autres.
Mentionnez le diagnostic. Un couvreur capable de monter, de comprendre d'où vient une fuite et de l'expliquer au client vaut beaucoup plus qu'un poseur, et peu de CV le disent.
Les compétences : celles que le logiciel cherche
Trois blocs. Les couvertures posées, par matériau. La zinguerie, si vous la faites, détaillée : gouttières, chéneaux, noues, solins, habillages. Et la sécurité : habilitations, montage d'échafaudage, harnais, avec les dates de recyclage.
Ajoutez ce qui gravite autour du métier : isolation en rampant, fenêtres de toit, photovoltaïque, démoussage. Ce sont des prestations complémentaires que les entreprises vendent et pour lesquelles elles cherchent des compagnons formés.
La formation et les certifications
Le CAP, le BP ou le bac professionnel, avec l'établissement et l'année. L'apprentissage se mentionne explicitement : dans ce métier, il vaut expérience et personne ne l'ignore.
Ajoutez toutes les habilitations et formations de sécurité avec leurs dates, puis les formations techniques : zinguerie, patrimoine, photovoltaïque, isolation. Si vous n'avez pas de diplôme mais dix ans de toit, remplissez cette rubrique avec les habilitations plutôt que de la laisser vide.
La mise en page : ce qui passe les filtres
Une page suffit dans la plupart des cas. Faites figurer permis, CACES et habilitations dans un bloc identifiable dès le premier écran : c'est ce que le conducteur de travaux cherche avant tout le reste. Évitez les colonnes étroites qui coupent les intitulés de chantier.
La relecture : les erreurs qui coûtent l'entretien
Contrôlez les dates de validité de vos habilitations et l'orthographe exacte des sigles (CACES R489, AIPR, habilitation B0). Un sigle approximatif fait douter de la certification elle-même. Vérifiez aussi que la zone géographique où vous acceptez de travailler apparaît.
Les erreurs qui coûtent un entretien
Ne pas nommer les matériaux
Tuile mécanique, tuile canal, tuile plate, ardoise naturelle, ardoise fibrociment, zinc, bac acier : les gestes et les régions diffèrent. Un couvreur formé à la tuile canal du Sud n'est pas immédiatement à l'aise sur l'ardoise bretonne. Nommez ce que vous posez réellement.
Oublier les habilitations de hauteur
Travail en hauteur, port du harnais, montage d'échafaudage : ce sont les lignes qui conditionnent votre accès au chantier, et l'employeur les vérifie avant tout. Donnez-les avec leur date de recyclage. Sans elles, votre expérience ne sert à rien pour lui.
Dire « couvreur » sans préciser la zinguerie
Beaucoup de couvreurs posent la couverture sans façonner le zinc. Or la zinguerie — gouttières, chéneaux, noues, habillages — est ce qui manque le plus dans les équipes, parce qu'elle demande un savoir-faire d'atelier. Si vous la maîtrisez, ce doit être en tête de votre accroche.
Ne donner ni surface ni volume
Toitures traitées par an, mètres carrés, mètres linéaires de gouttière, montant des chantiers menés seul : ce sont les chiffres du métier. Ils permettent d'estimer votre rendement, ce que toute entreprise de couverture calcule avant de recruter.
Questions fréquentes
- Faut-il un CAP pour être recruté ?
- Pas en tant que salarié : le secteur manque de bras et forme sur le tas. Le CAP Couvreur reste la référence, et il devient nécessaire pour s'installer à son compte, l'activité étant réglementée. Le BP et le bac pro ouvrent le bâti ancien, les chantiers techniques et les postes de chef d'équipe.
- Le métier est-il dangereux ?
- C'est l'un des plus exposés du bâtiment, et cela structure toute son organisation. Échafaudage, garde-corps, filets, points d'ancrage, harnais : la sécurité collective passe avant l'équipement individuel. Un candidat qui parle de sécurité sur son CV — habilitations, montage d'échafaudage, absence d'accident — dit à l'employeur qu'il ne lui coûtera pas un arrêt de travail.
- Comment présenter une expérience sur du bâti ancien ?
- Comme une spécialité, parce que c'en est une. Ardoise au clou, tuile plate de pays, zinguerie traditionnelle, réfection à l'identique, travail sous contrainte patrimoniale : ces compétences se raréfient et se paient. Nommez les types de bâtiments et, si vous en avez, les monuments ou bâtiments classés sur lesquels vous êtes intervenu.
- Le travail par mauvais temps se mentionne-t-il ?
- Indirectement, et c'est plus efficace. Personne n'écrit « je travaille sous la pluie », mais mentionner les interventions d'urgence après tempête, les sécurisations et la continuité de l'activité hivernale dit la même chose en le prouvant. Ce sont aussi les chantiers dont les entreprises manquent de volontaires.
- Faut-il évoquer le photovoltaïque ?
- Oui si vous y touchez, car c'est un marché en croissance rapide qui recrute des couvreurs. La pose de panneaux en intégration ou en surimposition demande un couvreur pour l'étanchéité et un électricien pour le raccordement. Une formation ou une expérience sur ce segment est un différenciateur net, encore peu répandu.
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Du chantier au bureau d'études : un secteur où l'on recrute vite, à condition que le CV affiche clairement les habilitations et les chantiers réalisés.
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